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7 Juil 2021 | Pression normative
 

En écho à une première communication sur le sujet mégots (voir 24 et 27 juin), Republic Technologies vient de publier un communiqué que nous reproduisons.

Quand l’heure de la baignade sonne pour une grande majorité des Français, les municipalités des côtes françaises redoutent, comme chaque été, un « abandon » massif de mégots de cigarettes sur ses plages malgré la charte pour les plages sans plastique du ministère de la Transition écologique qui existe depuis l’été 2019.

Une pollution massive, la deuxième du littoral français, pourtant évitable grâce aux investissements R&D conséquents réalisés par certains fabricants comme Republic Technologies, une PME française installée à Perpignan depuis 1838 et qui développe des filtres en papier 100% biodégradables. 

Une solution vertueuse dont la pérennité est aujourd’hui mise à mal par l’iniquité provoquée par la naissance de l’éco-organisme Alcome pour lequel l’industrie du tabac et les pouvoirs publics semblent avoir fait cause commune au détriment de Republic Technologies et plus largement de l’environnement.

•• Le sait on assez ? Les mégots de cigarettes manufacturées sont composés d’acétate de cellulose: une forme de plastique qui va mettre plus de 10 ans pour se dégrader.

Conscient de l’enjeu environnemental, Republic Technologies développe depuis plusieurs années une éco-conception de ses filtres à rouler. Plusieurs millions d’euros investis qui permettent aujourd’hui de produire des filtres en papier presque deux fois moins lourds que ceux des cigarettes manufacturées et surtout avec un impact environnemental fortement réduit.

Son objectif à 3 ans est d’atteindre la moitié de sa production totale de filtres avec des produits sans aucun composants plastiques et son ambition est d’inciter toute la filière à s’engager dans une démarche d’éco-conception.

•• Le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire a décidé de prendre à bras le corps le sujet de la pollution par les mégots en mettant en place un éco organisme baptisé Alcome qui aura la charge de la collecte et du recyclage des quelques 30 milliards de mégots jetés chaque année en France et dont une grande partie finissent sur les plages.

Alors même que le projet de collecte et de recyclage des mégots correspond aux valeurs intrinsèques de Republic Technologies, le cahier des charges d’Alcome, est injuste et peu cohérent puisqu’il ne prend pas en compte la recyclabilité des matériaux rejetés dans la nature.

« Nos filtres sont plus légers que ceux utilisés par les fabricants de tabac pour leurs cigarettes, et leur taille est différente. L’enjeu qui se joue aujourd’hui est simple : les spécificités des acteurs industriels concernés doivent peser dans la balance de la contribution à l’éco organisme, et amener à appliquer des modulations de taxation aux acteurs industriels. Aujourd’hui la contribution de Republic Technologies, telle qu’elle a été calculée par Alcome, les Big Tobacco et le Gouvernement est démesurée et entraînerait de facto l’arrêt de nos investissements R&D pour la production de produits sans plastique » alerte Olivier Partouche, Directeur Général de Republic Technologies.

« Et cela ne va pas non plus encourager le développement de démarches écoresponsables comme la nôtre » déplore-t-il. Une hérésie alors même que les enjeux environnementaux n’ont jamais été aussi importants pour qu’entre autres, les châteaux de sable de nos enfants ne soient pas constitués de mégots abandonnés sur la plage.