Capitale européenne de la culture 2013, Marseille s’installe dans les soubresauts de la guerre des gangs.
A ce propos, on relèvera le commentaire de François Thomazeau, écrivain-éditeur et fin connaisseur des dessous actuels de la cité phocéenne (dans Le Dauphiné Libéré du 21 août).
« Les caïds du milieu corso-marseillais, socle du banditisme local, ont laissé tomber la drogue, les jeux et les filles pour se replier vers l’immobilier, la corruption des marchés publics, le trafic des marchandises, les cigarettes … moins risqués.
« Ils n’ont rien à voir avec les règlements de compte actuels qui tournent à 80% autour du trafic de cannabis. Le consommateur l’achète dans les quartiers nord. Des petits grossistes alimentent des petits dealers de cités qui gagnent 2 000 à 4 000 euros par mois et se disputent les territoires. Il n’y a pas de patron capable d’installer des règles et pour cause : les dirigeants de ces cartels sont au Maroc d’où vient la drogue ».




