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26 Fév 2016 | Profession
 

Friandises MarsAprès l’alerte lancée mardi dernier par le groupe Mars, le rappel des millions de barres chocolatées s’est organisé rapidement dans les points de vente français, selon des procédures bien réglées, qui devaient permettre un retrait total au plus tard d’ici la fin de cette semaine, selon une dépêche AFP.

Mardi 23 février, le géant mondial du chocolat a décidé de retirer du marché plusieurs millions de Mars, Snickers et autres bonbons Célébrations dans 55 pays, après la découverte d’un « petit bout de plastique » dans un produit issu d’une usine néerlandaise.

Les rappels visent l’ensemble de la production issue de l’usine Mars de Veghel (Pays-Bas) entre le 5 décembre 2015 et le 18 janvier 2016, soit une quantité massive de marchandises, écoulées dans différents types de points de vente, allant de la grande distribution classique aux buralistes en passant par les distributeurs automatiques.

Pour les grandes surfaces, la procédure est a priori bien huilée, témoignent Thierry Cotillard, président d’Intermarché et Yves Marin, expert du secteur de la distribution au cabinet Kurt Salmon.

Tout d’abord, l’industriel doit envoyer une fiche détaillée aux enseignes leur expliquant quels produits, quels numéros de lot, etc, sont concernés par le rappel.

Le distributeur met ensuite en place un affichage, en rayon, à l’entrée du magasin ou près des caisses (les barres chocolatées y sont souvent vendues), informant les consommateurs du rappel, et des numéros à contacter si jamais il est déjà en possession du produit.

Parallèlement, les marchandises concernées sont retirées des rayons et des présentoirs, puis isolées avant d’être rapatriées par camion aux entrepôts de l’enseigne, qui se charge ensuite de les réexpédier au fabricant.

Côté distributeur automatique, le processus est aussi relativement rapide : « une fois qu’on a été prévenu par l’industriel, la collecte de produits prend trois jours maximum », explique Fabrice Layer, délégué général de Navsa, la fédération du secteur.

Chez les buralistes aussi, la collecte s’organise. « Depuis mardi, ils ont retiré de la vente (les produits) et les mettent de côté, en attendant de les remettre à leur grossiste, lors d’une prochaine livraison ou d’un ramassage spécial », a indiqué Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes, à l’AFP.

Concernant le coût de ces opérations de retrait, « ils sont partagés entre l’industriel, qui s’occupe de dédommager les consommateurs et des compensations de stocks pour les points de vente, et les distributeurs à qui incombe l’organisation administrative et logistique du rapatriement de produits », explique Yves Marin.

Pour les buralistes, un avoir équivalent au niveau de marchandises retirées devrait être accordé par les grossistes fournisseurs, selon M. Montredon, toujours cité par l’AFP.

Quant aux produits, une fois revenus chez Mars, ils devraient être tous détruits par mesure de précaution, a fait savoir le service de presse français de Mars.