Le Parlement marocain vient de valider la présentation d’un projet de loi permettant d’ouvrir complètement à la concurrence le marché du tabac au Maroc. A la suppression, en 2011, du monopole d’Etat s’était substituée une situation de monopole de fait qui suscitait polémique, selon les médias marocains.
En effet, la loi sur le tabac stipulait que tout nouveau produit ne pouvait être vendu à un prix inférieur à la moyenne arithmétique des produits existants. Ce qui continuait d’avantager l’opérateur historique, l’ex-Régie publique des Tabacs (rachetée en 2003 par Altadis, devenue Imperial Tobacco Maroc).
Plus de 80% du marché du tabac au Maroc se jouant en dessous de la frontière des 27,15 dirhams (2,45 euros) et Imperial Tobacco y faisant cavalier seul avec ses marques phares comme Marquise, Gauloises et Fortuna.
Les deux nouveaux opérateurs – British American Tobacco et Japan Tobacco International – arrivés à la fin du monopole, sont restés, depuis, en dessous des 10% du marché.
La note de présentation du projet de loi reconnaît que « le système de prix minimal porte atteinte au libre jeu de la concurrence et ne respecte les engagements internationaux du Maroc » et propose, donc, « de supprimer l’obligation de prix minimal pour les nouvelles marques de tabacs manufacturés introduites sur le marché ». L’entrée en vigueur de cette disposition est annoncée pour 2013.




