Darrell Hugh Winfield, l’un des cow-boys de l’une des publicités les plus marquantes du 20ème siècle – celle de Marlboro – vient de mourir dans son ranch du Wyoming, à 85 ans. Dans l’avis de faire-part, il est indiqué qu’il était resté « loyal à l’agence Leo Burnett et à Marlboro ».
Ayant prêté sa silhouette à de multiples annonces Marlboro, entre 1968 et le début des années 80, il restera parmi les plus reconnaissables des nombreux cow-boys (la plupart étant des acteurs professionnels ou de circonstances) qui ont construit et consolidé l’image de la marque, à l’époque, en la déclinant à travers le monde par le biais de force annonces presse, affiches ou clips TV/ciné. Jusqu’à la fin des années 90, quand la pression normative a mis fin à cette saga publicitaire exceptionnelle de par sa dimension globale.
Darrell Hugh Winfield était, pour sa part, un vrai cow-boy. Il s’est occupé de bétail toute sa vie. Certains visuels de la pub ont été réalisés sans qu’il ne soit maquillé. A la fin de sa vie, il s’intéressait particulièrement à la vie des Indiens. On ignore si sa mort est liée à une quelconque addiction.
La presse américaine a recensé, jusqu’à maintenant, trois « cow-boys Marlboro » dont la disparition est liée à des maladies dépendant du tabac : Wayne McLaren, mort en 1992, à 51 ans ; David Mclean, mort en 1995, à 71 ans; Eric Lawson, mort en 2014, à 72 ans. D’autres, comme William Thourlby et ses 88 ans, donnent encore interviews aux curieux et autographes aux collectionneurs.
Marlboro ne s’est identifié aux cow-boys que vers la fin des années cinquante. Auparavant, on a vu apparaître, dans ses pubs, des jeunes femmes, puis des sportifs, des hommes d’affaires et des capitaines de bateaux. Autres temps.




