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18 Jan 2015 | Observatoire
 

OrwellLes spots « manifestement choc » de la dernière campagne anti-tabac au Royaume-Uni (voir Lmdt du 31 décembre) font réagir Aristide Leucate (docteur en droit, journaliste, essayiste) dans une chronique intitulée « Campagne anti-tabac : sidérer les peuples en gouvernant par le chaos », postée le 16 janvier sur le site Boulevard Voltaire. Synthèse. Mais attention, c’est ardu. 

Ces campagnes anti-tabac ont-elles jamais éradiqué les maux, objets de leurs cibles ?
« De beaux esprits, emplis de compassion pour leurs contemporains, objecteront que les statistiques de malades ou tués auront été divisées par 2, 5 ou 10, selon les domaines considérés, en quarante ans ». Mais, objecte l’auteur, « l’État se veut toujours plus puritain, hygiéniste et moralisateur pendant que la société n’en finit pas de s’encalminer dans le crédit (pour satisfaire le désir illimité), la publicité (pour susciter ce même désir des biens de consommation) et l’obsolescence programmée (pour renouveler sans cesse lesdits désirs) ».

Conséquence : « le sens commun ressent un dysfonctionnement majeur. C’est ce que le philosophe Lucien Cerise a théorisé par le concept d’ingénierie sociale, soit un système de gouvernement par le chaos, introduisant à dessein de l’erreur, de la confusion et de la transversalité, pulvérisant ainsi tous les repères, notamment axiologiques et culturels, d’un individu et, plus largement, d’une nation ».
A l’image « d’une sorte de noyau atomique » du mondialisme : « harmonisation, homogénéisation, standardisation des normes et des procédures, afin de conférer à celles et ceux qui les pilotent une meilleure vue d’ensemble et un meilleur contrôle, l’idéal étant de parvenir à fusionner la multitude des groupes humains hétérogènes dans un seul groupe global ».

Mais Aristide Leucate va encore plus loin dans son analyse : « le système capitaliste étayé par l’idéologie libérale-libertaire pratique, dès lors, pour tromper sciemment et rajouter au désordre moral, intellectuel et politique ambiant, ce qu’Orwell dénommait la double pensée : une étonnante gymnastique mentale – essentiellement fondée sur le mensonge à soi-même – permettant de pouvoir penser en même temps deux propositions logiquement incompatibles ». Comme celles, pourrait-t-on ajouter, de pouvoir acheter un produit légal vendu dans un paquet repoussant … Orwell y décelait un indice de la pensée totalitaire, précise l’essayiste.

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