Un petit tour, en ce dimanche 7 septembre, du côté du Perthus (Pyrénées-Orientales) ou de Saint-Béat (Haute-Garonne), à proximité des ventas espagnoles, le lendemain de l’annonce des nouvelles limites d’achats frontaliers de tabac (voir Lemondedutabac du 6 septembre) … D’après les reportages de TF1 ou du quotidien régional L’Indépendant, le souci principal des fumeurs reste plus d’ordre économique que relevant du respect de la circulaire désormais en vigueur.
• « Huit cartouches pour six mois … » ; « Ah, je ne savais pas ! » ; « Tant pis on prend le risque ! ». Les acheteurs, du reportage diffusé au JT de TF1 de 13 heures, ne semblent pas concernés par les nouvelles quantités. « C’est l’écart de prix qui reste de toute façon intéressant » … Et un patron de « ventas » s’amuse : « je n’aimerais pas être dans la peau d’un buraliste français. Il va falloir qu’il songe, en France, à baisser les prix ! ».
• Même retour, dans l’Indépendant, à travers quatre profils dans les rues, côté Espagne, du Perthus:
. Nathalie (Perpignan): « oui, il m’arrive de venir faire mes achats ici, mais c’est surtout parce j’économise chaque fois 20 euros sur une cartouche de cigarettes ! Et c’est bien sûr pour ma conso personnelle : franchement, je ne me vois pas revendre mes dix modestes paquets au marché noir ! ».
. Une Nîmoise habituée du Perthus où elle vient se ravitailler tous les deux mois : « C’est cher le tabac en France ! Là j’ai pris mes quatre cartouches par individu – sans savoir si c’était légalement autorisé – pour trois personnes dont moi. Il faudrait quand même que les buralistes français et même européens s’alignent sur un prix raisonnable et on ne serait plus obligé de franchir les frontières pour venir s’approvisionner en tabac, alcool, essence ou parfums ».
. Mathieu, vacancier originaire de la région Rhône-Alpes, a quant à lui entendu « vaguement cette info à la radio ce matin. Mais je n’y ai pas prêté attention plus que cela. Je vois surtout qu’en achetant mes clopes (deux cartouches) au Perthus j’ai dépensé 20 euros de moins ».
. Oriane, jeune estivante des Bouches-du-Rhône : « j’achète du tabac à rouler et c’est la première fois que je viens ici. Je pars ensuite sur Barcelone. J’ai entendu parler de cette histoire de nouvelle réglementation, mais je ne me sens pas vraiment concernée ».




