Pas de fausse « bonne nouvelle ». Le trafic suit toujours son cours dans ce quartier bien connu de la capitale pour ses cigarettes pas chères. Mais le procès qui se tient, ces 13 et 14 février à Arras, nous éclaire sur la façon dont fonctionnait l’une des filières d’approvisionnement du marché parallèle parisien.
Neuf trafiquants (marocains, algériens, géorgiens et français) sont jugés. Suite à la saisie de 250 kilos de tabac sur l’autoroute A1 en avril 2011. Une minutieuse enquête a permis ensuite de démanteler tout un réseau.
Les cartouches (de contrefaçon) étaient achetées au pied de conteneurs venant de Chine, dans le port d’Anvers. Pour moins de 3 euros, la cartouche … Puis revendues à des « relayeurs », basés à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), approvisionnant eux-mêmes les revendeurs à la sauvette de Barbès. Où les paquets étaient proposés à 3,10 euros l’unité.
Avant de pouvoir identifier et arrêter tous les protagonistes (dont le patron du réseau, un Géorgien installé à Bruxelles), les enquêteurs auraient repéré une dizaine de « convoyages » entre Anvers et Aubervilliers. De quoi établir des flagrants délits portant sur 90 000 paquets.




