Ce lundi 17 mars, le tribunal correctionnel du Mans a condamné un Polonais âgé de 47 ans pour trafic de cigarettes. Plus de 1 250 kilos de tabac avaient été saisis par les Douanes, quelques jours auparavant, sur l’autoroute près du Mans.
125 cartons contenant 6 250 cartouches de cigarettes … C’est la découverte faite, vendredi 14 mars, vers midi, par la Brigade des Douanes à la suite du contrôle d’un véhicule utilitaire. À son volant, un homme d’origine polonaise. Faute de justificatif de transport, la marchandise est vite identifiée comme étant de contrebande, rapporte Ouest France.
Placé en garde à vue, le conducteur se montre peu bavard. L’enquête, menée en collaboration avec les autorités belges, va mettre au jour qu’il a déjà effectué plusieurs trajets identiques passant par la Belgique et les Pays-Bas, avec un véhicule ouvreur immatriculé en Allemagne. En France, le chauffeur précise que la consigne était de laisser sur place le camion bâché sur un parking près de l’autoroute, avec les clés sous un pneu. Puis de repartir « en Pologne par le train ».
Dans son box du tribunal correctionnel du Mans, ce 17 mars, le prévenu, assisté d’une traductrice, nie avoir été en contact avec qui que ce soit pendant son trajet. Il dit également ne pas appartenir à un réseau. Pour autant, la procureure relève la trace de 44 messages d’un certain « José Mourinho » retrouvés sur un des téléphones saisis dans son véhicule.
Des SMS du célèbre entraîneur de football portugais ? Non, fait savoir à l’audience le représentant des Douanes, expliquant que ces noms d’emprunts loufoques permettent de communiquer avec les passeurs identifiés comme assistant le chauffeur. Il estime la marchandise saisie, produite en Europe de l’Est, à 812 500 euros.
Devant les juges, le Polonais affirme ne pas s’être posé la question du contenu de son camion, ne pas savoir combien il allait être payé et maintient qu’il se contentait d’exécuter ce qu’on lui demandait. « Je ne sais même pas comment ouvrir l’arrière du camion », indique-t-il, pour illustrer son impossibilité de vérifier le contenu qui, de toute façon, ne lui appartient pas.
Une peine de trois ans de prison ferme, dont 18 mois avec sursis, a été prononcée. Il a aussi interdiction de paraître sur le territoire français pendant dix ans et devra s’acquitter d’une amende douanière de 812 500 euros. (Voir aussi 15 février et 11 janvier)




