Dans l’échelle des « coûts nocifs » mondiaux, l’obésité se place désormais en troisième position des « fléaux » les plus onéreux. Les conflits armés et le tabagisme coûteraient, en effet, plus cher, mais de peu. Selon une étude du cabinet McKinsey, l’humanité dépense 2 100 milliards de dollars par an pour faire face aux conséquences sur l’activité générale de la guerre – la même somme que pour le tabac – et 2 000 milliards de dollars par an pour l’obésité.
Outre Manche, 70 milliards de dollars sont engloutis pour gérer les méfaits du surpoids et, aux États-Unis, 663 milliards de dollars.
Et le phénomène ne cesse de prendre du poids, si l’on ose dire : 2,1 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, est touchée par le surpoids ou l’obésité. Elles étaient 857 millions en 1980.




