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En France, il n’y aurait pas de volonté politique en faveur du sevrage tabagique. C’est la conclusion du « Magazine de la Santé » (France 5) de ce mardi 14 mai, consacré au coût du sevrage tabagique et à la préconisation de son remboursement total par le rapport parlementaire Touraine/Jacquat (voir Lemondedutabac du 27 février).

En France, le tabagisme serait considéré comme un « mauvais » comportement personnel et donc … à chacun de se débrouiller. Pour preuve, la prise en charge actuelle des substituts nicotiniques, à hauteur de 50 euros par an et par personne, sans tiers payant. D’après le reportage, un traitement de trois mois coûterait 180 euros pour les patchs, 250 euros pour les gommes et pastilles, 1 200 euros pour les inhalateurs. Une facture insupportable pour les populations précaires, notamment concernées par le tabagisme.

Or, comme l’ont souligné les co-auteurs du rapport parlementaires sur « l’évaluation de la politique de lutte contre le tabagisme », le prix du sevrage est reconnu comme un frein. D’après des calculs de l’Assurance Maladie, un euro investi dans le sevrage tabagique permettrait d’économiser 6 à 7 euros sur les dépenses de santé.

Comme le faisait remarquer, en conclusion, une journaliste : on a constaté une baisse récente de près 10 points des achats officiels  en France, mais on est encore incapable de déterminer les parts relevant de la baisse effective de consommation, des ventes hors réseau des buralistes ou de ce qui est dû à l’effet cigarette électronique.