Le 10 août 2010, Ludmilla Neumüller, dix-huit ans, était mortellement frappée de huit coups de couteau dans un débit de tabac du quartier des facultés de Montpellier.
Après trois heures de délibération dans la soirée, les jurés de la cour d’assise de l’Aude ont condamné, pour ce meurtre, Ayoub Bouromane – un Marocain de 30 ans – à la réclusion criminelle à perpétuité, ce vendredi 9 octobre.
Il avait été arrêté quelques mois après les faits, confondu par la présence de l’ADN de sa victime sur une casquette ensanglantée, retrouvée par les policiers du SRPJ de Montpellier.
Au moment de sa garde à vue, il avait avoué et expliqué avoir agi pour dérober la caisse (moins de 200 euros). Mais très vite, Ayoub Bouromane se rétracte.
Lors de son premier procès devant les assises de l’Hérault, il y a deux ans, il s’obstine à nier. Il est condamné une première fois à la réclusion criminelle à perpétuité (voir Lmdt du 20 juin 2013).
Mardi dernier, à Carcassonne, au premier jour de son procès en appel, Ayoub Bouromane a fini par confirmer être l’auteur du crime mais s’est refusé de livrer le moindre détail sur les circonstances du drame (voir Lmdt du 7 octobre). Malgré les demandes de la famille affligée de la victime.
Ces demi-aveux n’ont rien changé à sa peine initiale. Celle ci étant assortie d’une interdiction définitive du territoire. En effet, un condamné à perpétuité (sans période de sûreté) reste emprisonné, en moyenne et selon son comportement, entre 10 et 15 ans.




