Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
23 Nov 2014 | Observatoire
 

Elise Lucet Cash InvestigationÉlise Lucet était l’invitée de Laurent Ruquier, ce samedi 22 novembre, sur le plateau d’On n’est pas couché. La journaliste, à la tête du 13h de France 2 et de Cash Investigation, a dû s’expliquer sur la ligne de cette dernière émission qui, visiblement, dérange la chroniqueuse Léa Salamé : « la question, c’est la méthode. Est-ce que cette émission s’est imposée parce qu’il y a cette mise en scène ? Est-ce qu’il faut en arriver là pour intéresser les gens ? ».

Évoquant, par exemple, les images où elle interrompait un déjeuner du Club des parlementaires amateurs de Havane (utilisées en 2013, puis réutilisées en octobre dernier dans « La grande manipulation de l’industrie du tabac » / voir Lmdt des 7 et 5 octobre 1014, du 12 juin 2013), Élise Lucet a expliqué choisir la confrontation face au mutisme affiché des responsables. « Ce n’est pas pour intéresser les gens. J’ai adoré faire Pièces à conviction (de 2000 à 2011, ndlr) sauf que j’ai vu le mur des communicants arriver, […] qui nous empêchaient d’avoir accès [aux responsables] particulièrement quand on avait des questions sensibles à leur poser », a assuré Élise Lucet.

« Mais je m’interroge sur la méthode et sur le fait d’avoir des réponses dans ces circonstances  », a insisté Salamé qui regrette ces « moments de télévision où on voit Élise Lucet qui court derrière … ».
Réponse d’Elise Lucet qui botte en touche : « notre but n’est pas de piéger qui que ce soit, nous on représente les téléspectateurs, ils paient une redevance, on se doit de faire le boulot et de le faire jusqu’au bout ».

Entre nous, cette réponse permet de se donner facilement bonne conscience. Mais elle ne saurait excuser la manipulation grossière et systématique dont relève, par exemple, la dernière édition de « Cash Investigation » sur le tabac (voir Lmdt des 8 octobre 1, 2 et 3). Une façon de faire qui suscite de plus en plus de doutes. Et qui coûte, tout de même, au service public la somme de 200 000 euros à chaque fois (voir Lmdt du 6 octobre).