Les associations anti-tabac françaises ne pouvaient que rebondir sur l’annonce du relèvement à 21 ans de l’âge légal pour l’achat de tabac, de cigarettes et de e-cigarettes à New York (voir Lemondedutabac du 31 octobre). Pour, au moins, commenter l’apport, en terme de santé publique, d’une telle décision … Et bien, non. Ce qui les intéresse, c’est de renforcer les contrôles sur les buralistes français …
Bertrand Dautzenberg (Office français de Prévention du Tabagisme) assure dans les médias de ce 1er novembre qu’une « une telle interdiction est efficace si elle est respectée dans au moins 80% des cas, autrement dit si les buralistes l’appliquent ». Et de ressortir les chiffres – remontant à 2009 – de l’enquête réalisée par l’institut LH2 pour le Comité national Contre le Tabagisme.
Yves Martinet (Comité national Contre le Tabagisme) se fait encore plus répressif : « il est temps que les pouvoirs publics mettent en œuvre des sanctions afin que la loi soit respectée. Il suffit qu’il y ait des inspections et que les sanctions soient à la hauteur du non-respect de la loi ». Allant jusqu’à proposer « une fermeture administrative de son établissement pendant environ huit jours, et plus longtemps en cas de récidive ».
Faux débat répond un buraliste sur RMC : il ne faut pas de mesure contre les buralistes, mais leur donner les moyens de mieux faire leur travail ». Actuellement, la loi serait « inapplicable », dans la mesure où la détection des âges des clients est difficile. « Nous avons des profils de post adolescents et de jeunes adultes qui se ressemblent. Aidez-nous à les reconnaître sans faire de délit de faciès ». Et de conclure : « Aujourd’hui, les solutions, personne ne les a, ni ne les propose ».




