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15 Nov 2013 | Observatoire
 

InseeAprès l’Atlas régional des addictions de l’Inpes (voir Lemondedutabac du 8 novembre), l’édition 2013 de France Portrait social de l’Insee qui consacre un chapitre aux comportements à risque des adolescents. Une période qui reste bien celle de toutes les « expérimentations », d’autant qu’on s’y estime en bonne santé (à 90%) ou bien informé en matière de prévention.
Concernant le tabac, le « Portrait » confirme une hausse de consommation chez les 17 ans, mais avec quelques subtilités … 

• En 2011, l’expérimentation de la cigarette est plus tardive que celle du premier verre d’alcool, avec 68% qui déclarent avoir déjà fumé contre 91% qui disent avoir déjà bu un verre d’alcool (dès la classe de CM2). Mais globalement, l’expérimentation semble connaître un fléchissement : 72% en 2005, 70,7% en 2008, 68,4% en 2011.
Fléchissement avéré pour les deux sexes, même si les filles dépassent toujours les garçons dans l’essai (69,9% contre 66,9% en 2011).

• Reste que les indicateurs, entre 2008 et 2011, témoignent d’un rebond de la consommation quotidienne de tabac chez les 17 ans (de 28,9% à 31,5% pour les deux sexes). En 2005, cette consommation quotidienne atteignait 33%.
En revanche, la consommation occasionnelle a tendance à baisser (10,5% en 2011 contre 11,5% en 2008) et la consommation intensive reste stable (7,7%).

Entre les deux sexes, on ne fume pas de la même façon à 17 ans.
Les filles sont plus nombreuses à fumer occasionnellement que les garçons (11,5% contre 9,6%), alors qu’en 2008 la proportion était identique. Elles fument d’ailleurs plus occasionnellement qu’en 2005 (8,5%).
En revanche, les garçons fument plus au quotidien (32,7% contre 30,2% pour les filles) ou de façon intensive – plus de 9 cigarettes par jour – (5,8% contre 9,6%).

• En commentaire, l’Insee tente de rapprocher ces évolutions au regard des politiques d’intervention en matière de prix … Exercice difficile, reconnaît le document qui s’en réfère aux études sur le sujet, estimant « que les hausses de prix du tabac auraient plus d’impact sur l’initiation tabagique que sur les consommateurs quotidiens ». Sans allusion particulière au marché parallèle qui semble pourtant un mode d’approvisionnement de plus en plus utilisé chez les ados.