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2 Mai 2024 | Trafic
 

Pour lever les confusions sur le nouveau cadre de limportation du tabac par les particuliers (voir 29 mars et 11 avril 2024), les douaniers de Dunkerque ont organisé, ce mardi 30 avril, un contrôle à Steenvoorde, à 2 kilomètres de la frontière belge. France Bleu Nord était sur place.

« Bonjour monsieur, Douanes françaises, d’où venez-vous ? ». Une à une, les voitures sont scrutées sur la route départementale. Les agents enchaînent les questions : « des achats de tabac ou de cigarette en Belgique ? Quelle quantité ? ».

Les voitures considérées comme suspectes sont ouvertes et fouillées. Les douaniers vérifient s’il y a des cigarettes cachées, ou des cartouches de différentes marques : autant d’indices d’une éventuelle revente. C’est aussi l’occasion de discuter avec les automobilistes et de leur rappeler les règles, pas toujours claires.

« Il y a une confusion dans la tête des gens » admet Frédérique Durand, directrice régionale des douanes de Dunkerque (voir 17 avril), « quand le décret est paru, les médias ont dit partout que ça y est, c’est open bar, on peut aller chercher du tabac comme on veut. »

Le but de l’opération : éviter l’apparition de réseaux de revente. Les contrôles concernent donc « des personnes qui seraient tentées d’aller chercher du tabac dans le pays d’à côté pour le revendre ou même de le ramener pour des amis, même ça, c’est interdit » insiste Frédérique Durand.

En un mois, les douaniers ont saisi une quarantaine de kilos de tabac illégal à la frontière belge.

Au-delà de la lutte contre les trafics, il s’agit aussi d’assurer la survie des buralistes français situés près de la frontière. « Ce n’est pas normal qu’on ramasse des paquets de cigarettes qui ne viennent pas de chez nous. Dans les poubelles de nos établissements, il y en a partout », explique le secrétaire général de fédération des buralistes des Hauts-de-France, François Guilbert. La fédération a fait le calcul : le volume de tabac vendu a baissé de 10 % dans la région depuis le début de l’année.