« Le paquet le moins cher à 6,30 euros, le plus vendu à 6,80 » ; « on se rapproche des 7 euros »; « le prix du tabac le plus élevé d’Europe continentale » ; « l’exaspération des buralistes » ; « la grève administrative sur les déclarations de stocks » ; « le seul gagnant, c’est le marché parallèle » … Grosse déferlante médiatique sur l’augmentation des prix du tabac, aux premières heures de ce lundi 15 juillet, un sujet qui touche au porte-monnaie des Français. De RMC à France 2, en passant par toutes les chaînes d’information continue. La grande variété de reportages et de micro-trottoirs, qui quadrillent l’ensemble de la France, donne « le pouls » de l’état de l’opinion.
• Des consommateurs désabusés qui annoncent qu’ils ne vont pas réduire pour autant leur consommation … mais s’approvisionner différemment : « c’est bientôt les vacances, j’irai acheter ailleurs »; « j’attends ma livraison de cartouches qui vient d’Espagne » ou « c’est comme cela depuis un an. On vient ici en Belgique … ». Une buraliste parisienne fait remarquer le changement de comportement des fumeurs qui ne viennent plus faire leur provision dans le réseau officiel à la veille d’une augmentation.
• Des buralistes « qui ont du mal à digérer » et « promettent le bras de fer ». Les plus remontés sont les buralistes frontaliers qui dénoncent « une politique des prix qui poussent les Français à traverser les frontières ».
Des buralistes inquiets pour leur avenir. Comme en Alsace : « ici, chaque mois, un buraliste met la clé sous la porte ». A Paris : « j’ai une baisse de 12% des ventes depuis un an ». A Belfort : « Trois boutiques ferment chaque année ». En zone rurale aussi. Ainsi, ces deux jeunes femmes, venant de reprendre un établissement dans un village de 850 habitants, en Côte-d’Or, qui « craignent de devoir mettre la clé sous la porte malgré leur tentative de diversification ». En écho, le client d’un bureau de tabac « multi-services » dans le Nord qui parle de « gâchis, si cet espace de vie venait à disparaître ».




