Un jeune de 17 ans, placé en garde à vue à Grenoble, est soupçonné d’être l’auteur de l’attaque à la grenade qui avait fait quinze blessés, le 12 février, dans un bar de la ville a annoncé le Procureur de Lyon.
Le mineur a été interpellé mercredi par des gendarmes près de la métropole alpine, en possession d’un fusil à pompe. De lui-même, il s’est mis en cause dans l’attaque à la grenade, avant de se rétracter … Les enquêteurs ont alors effectué des vérifications et ils disposent désormais de « preuves matérielles » pour le confondre, a déclaré le Procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, à l’AFP.
Dans un premier temps, il a été entendu pour une tentative d’homicide survenue à Grenoble dans le cadre d’un trafic de stupéfiants, un dossier distinct de l’attaque à la grenade. Mais, à partir de 17 heures vendredi, selon le Procureur, « sa garde à vue a basculé » vers l’enquête sur cette attaque dans le bar, menée par la Juridiction interrégionale spécialisée contre la criminalité organisée (JIRS) de Lyon.
Rappelons que le bar attaqué – un bar associatif, l’Aksehir – s’est avéré être une plaque tournante du trafic de cigarettes de contrefaçon sur Grenoble (voir 15 et 14 février). Le 15 janvier, 26 kilos de tabac de contrefaçon y ont été saisis.
Et le 12 février au soir, juste après l’attentat, le fils du patron (condamné 13 fois, notamment pour la participation à un meurtre) a été surpris par les policiers en train d’essayer de sortir discrètement des cigarettes de contrefaçon stockées sur place. Quant à son père, il a été condamné aussi une dizaine de fois pour blanchiment et divers trafics … dont des cigarettes. Vivent les bars associatifs !
Actuellement, on estime que le seul tabac de contrefaçon représente 21 % de la consommation sur Grenoble (voir 17 février). Il n’y a pas que le problème de la drogue à Grenoble.




