La ville de Londres pourrait interdire de fumer dans les parcs londoniens de Trafalgar Square et de Parliament Square et inviter les parcs royaux à emboîter le pas dans ses dix espaces verts qui comprennent Hyde Park et Green Park. Londres deviendrait la première ville du Royaume-Uni à interdire de fumer à l’air libre.
Le maire, Boris Johnson, est poussé par des experts de la « Commission de la santé Londres », une entité indépendante qu’il a créée en 2013 pour aider à convaincre le 1,2 million de fumeurs de la ville d’arrêter de fumer. La mesure, si elle était prise, permettrait, selon eux, de « réduire le tabagisme actif et son rôle de modélisation devant des enfants ».
Cependant – selon The Guardian de ce mercredi 15 octobre – Boris Johnson, « soucieux de son image libertarienne est peu enclin à interdire les choses » aurait laissé entendre que le projet était trop interventionniste : « une des gloires de Londres, c’est que nous sommes généralement assez « laissez-faire » sur la façon dont les gens vivent leur vie, à condition de ne pas enfreindre la loi et à condition qu’ils ne nuisent pas aux autres ».
Il suivra donc les conseils de la commission, seulement s’il est convaincu que cela sauvera des vies : « si nous devions envisager une interdiction de fumer dans les parcs, nous aurions besoin de preuves assez claires que cela aurait des avantages directs pour la santé : en d’autres termes, qu’il serait effectivement possible de sauver des vies. Il est temps pour Londres d’avoir ce débat ». Une consultation va être lancée avec les 32 conseils municipaux de Londres, qui gèrent les 20 000 hectares de parcs et d’espaces ouverts que compte l’agglomération.
Simon Clark, directeur de Forest (association de défense des droit des fumeurs), a déclaré : « il n’y a pas de risque de santé que pour le fumeur. La prochaine étape va être d’interdire de fumer dans nos propres jardins, au cas où la fumée et l’odeur se déplaceraient au-delà de la clôture ».




