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12 Juil 2012 | Trafic
 

Suite à l’étude KPMG/ Philip Morris, Le « Plus du Nouvel Observateur » publie, ce jeudi 12 juillet, le témoignage de Thierry L., buraliste à Colmar, qui voit ses ventes baisser chaque année. Il raconte comment la hausse des prix et les trafics transfrontaliers sont en train de dégrader le marché. Extraits.

« L’étude KPMG ne fait que confirmer ce qu’on dit depuis plusieurs années : les buralistes vont mal et cela ne fait qu’empirer.
• Lorsque j’ai repris le bureau de tabac de mes parents, en 2001, je commandais entre 16 et 18 cartons de la même marque de cigarettes tous les quinze jours. Aujourd’hui, je n’en commande que deux.
• Étant buraliste à Colmar, à une dizaine de kilomètres de la frontière allemande, je ne suis pas trop victime de la contrebande. Par contre, je subis tous les jours les achats et trafics transfrontaliers. Chez nous, la moitié des fumeurs se fournissent en Allemagne. Au sein du club de foot auquel j’appartiens, personne ne se fournit en France. Chacun se débrouille pour en ramener aux copains après un séjour à l’étranger.
• Lorsque je me rends à Paris chaque année, pour le salon des buralistes, je me fais régulièrement aborder par des vendeurs de cigarettes, qui me présentent des marques que je ne connais même pas ou qui viennent de l’étranger. Le problème, c’est qu’ils se font une large marge sur ces ventes.
• Un jour, un voisin est venu me voir en me disant que plusieurs personnes vendaient des cigarettes dans la rue. J’apprenais cinq minutes plus tard qu’une collègue s’était faite braquer la veille : ils revendaient donc les cigarettes qu’ils venaient de voler.

Des anecdotes comme celle-là, j’en ai tout le temps ».