Il était déjà particulièrement impliqué dans le dossier de l’avenir du PMU (voir 17 décembre 2025 et 10 septembre 2025). Il n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’Eric Woerth quitte les bancs de l’Assemblée nationale pour briguer la présidence de l’opérateur de jeux hippiques.
Les buralistes PMU savent qu’ils retrouveront un interlocuteur connaissant bien leur réseau.
On se souviendra qu’au titre de Président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Eric Woerth avait produit (avec sa collègue Zivka Park) un remarquable rapport concluant sa « mission d’information sur la consommation de tabac et le rendement de sa fiscalité pendant le confinement. »
Une démonstration impeccable de l’importance démesurée des achats frontaliers sur le marché français du tabac.
Toute une argumentation en faveur du renforcement de moyens pour combattre les trafics de tabac.
Un plaidoyer pour une fiscalité cohérente des produits du tabac en tenant compte de tout leur univers concurrentiel (voir 29 septembre 2021).
Il est vrai aussi qu’Eric Woerth pouvait s’appuyer sur son expérience de ministre du Budget et des Comptes publics du Président Nicolas Sarkozy, entre mai 2007 et mars 2010.
Il a notamment négocié et signé avec le Président de la Confédération des buralistes de l’époque, René Le Pape, un deuxième Contrat d’Avenir des Buralistes (2008-2011) comportant notamment des mesures de soutien pour les buralistes frontaliers.
Anecdote : pour ses discours, le ministre Eric Woerth avait décidé de reprendre officiellement l’expression « marché parallèle du tabac »… contre la recommandation des services de Bercy qui cherchaient plutôt à minimiser le phénomène.




