Il est partout le marché parallèle … Presse Océan analyse, dans son édition d’aujourd’hui, pour Nantes, les derniers chiffres de l’enquête «ramasse-paquets » réalisée en octobre 2013 (voir Lemondedutabac des 6 et 7 février). Dans cette grande agglomération de l’Ouest Atlantique, 22,2% des cigarettes consommées ne provenaient pas du réseau des buralistes. Juste au dessous de la moyenne nationale : 23,1%.
« Notre département, par sa position géographique, est pourtant moins impacté que d’autres », commente le président de la chambre syndicale des buralistes de Loire-Atlantique, Michel Masson, « mais on se demande pour combien de temps encore. On voudrait une lutte accrue contre les trafics. Sur internet, quand un site ferme, trois autres s’ouvrent dans la même journée ! ». D’après lui, à ces chiffres, il faut aussi ajouter les cigarettes provenant de braquages ou de cambriolages.
Dans un encadré, un couple, installé dans le vignoble nantais, détaille ses séjours réguliers vers l’Espagne : « à chaque fois, on refait le stock de cigarettes » pour leur consommation personnelle et celle de leur fille. Une fois, cependant … cinq paquets ont été revendus à un collègue, mais pour le dépanner et au prix d’achat. Pour les quotas, le couple vérifie à chaque fois sur internet. « D’un côté, cela me gêne un peu pour les buralistes français, car c’est leur gagne-pain, mais après tout, c’est légal … L’Etat a sa responsabilité. On ne le ferait pas si le prix du tabac n’augmentait pas autant et si souvent ».




