Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Mai 2025 | Trafic
 

Un épicier de Sarlat (Dordogne) vient d’être condamné à neuf mois de prison pour trafic de cigarettes. Il comparaissait devant le tribunal de Bergerac ce 6 mai. Il avait vendu des cigarettes de contrebande via le compte Snapchat de son établissement qui ouvrait la nuit (voir 5 décembre 2024).

C’est une source anonyme qui a prévenu les gendarmes de Sarlat.

•• Ils ont coincé le trafiquant en créant un faux profil sur le réseau social Snapchat, selon ici Périgord.

Les gendarmes se sont font passer pour un client et lui ont envoyé un message. Ils ont acheté 4 cartouches de cigarettes pour 240 euros. L’épicier … est tombé dans le piège et leur a donné rendez-vous sur le parking d’un supermarché. Il est arrivé avec sa Peugeot 207, mais a senti que quelque chose n’était pas normal. Dans le doute, il a dit qu’il n’avait rien à vendre et a fait demi-tour.

Mais les gendarmes se sont rendus à son domicile. Ils y ont trouvé 44 cartouches de cigarettes. 11 000 euros en liquide sont également découvert dans le tiroir de sa table de chevet.

•• Le Périgourdin avait déjà été condamné pour délits routiers et trafic de drogue. Au total, il avait dix mentions sur son casier judiciaire.

Devant la juge, il dit qu’il voulait repartir à zéro avec l’ouverture de son épicerie. Mais il s’est quand même mis dans le trafic de cigarettes : « C’était pour me faire un peu d’argent, histoire de sécuriser mon commerce », se justifie-t-il.

Pour se fournir en cigarettes qu’il revendait ensuite, l’épicier allait aussi sur Snapchat. Les autorités estimant la valeur marchande de son trafic à environ 7 000 euros.

•• Une avocate représentait, sur place, la fédération des buralistes de Dordogne qui s’était constituée partie civile.

Son président, Stéfan Picaglia, a suivi le procès, assis au fond de la salle : « les gens doivent comprendre que le métier de buraliste est difficile. Ils investissent du temps et de l’argent et prennent des risques en ouvrant un bureau de tabac. Ils ne peuvent pas être spoliés du fruit de leur travail » (Voir 12 décembre 2024).