Dans son billet bimensuel, le site de Droit des Non-Fumeurs (DNF) s’intéresse aux annonces de Béatrice Lorenzin, ministre de la Santé italienne, sur un renforcement de la loi anti-tabac, faites dans le contexte « symbolique » des dix ans d’interdiction de fumer dans les lieux publics (voir Lmdt du 13 janvier).
Outre la prohibition programmée de fumer dans plusieurs endroits publics « à l’air libre », Gérard Audureau souligne le biais juridique utilisé quant à l’interdiction de fumer en voiture en présence d’enfants. Ainsi, la ministre met en avant un article de la constitution qui vise la garantie du droit à la santé : « un père ou une mère qui fume en voiture exerce mal son autorité parentale et ne garantit donc pas le droit à la santé de l’enfant (…) La voiture ne pourra plus être considérée comme un espace privatif ».
Autre exemple de mesure appréciée « pour aller encore plus loin » : le nombre de cigarettes fumées dans un film sera comptabilisé et les réalisateurs ne devront pas dépasser un certain quota. « La mesure n’est pas du tout loufoque » argumente DNF…
Car en Italie, selon la ministre, il y aurait une augmentation du nombre de fumeurs et particulièrement chez les jeunes (et dans la péninsule, ce serait aussi la faute des buralistes faisant « preuve de flexibilité criminelle » ajoute DNF).
De quoi rebondir sur le cas français « où les mesures d’annonce se succèdent, mais la ferme volonté affichée en septembre dernier lors de l’annonce du plus grand plan de réduction de tabagisme, semble s’effriter de jour en jour. Les mesures évoquées, pour certaines simples à mettre en place, sont encore dans les cartons ou promises aux calendes grecques. Pire, la fiscalité du tabac a été directement attaquée, avec la complicité du secrétaire d’État chargé du budget (…) et les questions liées à la mise en place du paquet générique sont désormais aussi attaquées dans les medias et auprès de la représentation nationale ». Ce qu’il manque en France ? « L’appui sans faille du gouvernement et du Président lui-même ».




