Le député européen Gaston Franco (UMP) a fait savoir, dans un courrier à la chambre syndicale des buralistes des Alpes-Maritimes, qu’il comptait bien s’investir sur le texte de la Directive Tabac, en cours d’examen par le Parlement européen.
Considérant que les moyens attribués à la lutte contre le tabagisme des jeunes ne sont pas adaptés, il énonce une série de prises de position consistant à :
. faire intégrer dans la Directive l’interdiction des cigarettes bonbons, déjà prohibées en France depuis 2006 ;
. s’opposer à l’interdiction des cigarettes mentholées : « des études ont prouvé qu’avec ce type de cigarettes, l’entrée dans le tabagisme se fait tardivement » ;
. demander une étude d’impact précise sur les cigarettes « slims » avant d’envisager leur interdiction ;
. exprimer sa réserve devant les effets pervers d’un agrandissement des avertissements sanitaires (paquets quasi génériques) : sans « dissuader d’allumer la première cigarette, ni la suivante … les paquets uniformisés vont augmenter et faciliter le travail de falsification » ;
. refuser que la profession de buralistes « soit sacrifiée au nom d’une politique anti-tabac extrémiste et qui n’apporte pas ses preuves de santé publique ».
En conclusion, il revient sur la nécessité de saisir le gouvernement sur la question des différences des prix du tabac, au sein de l’Europe occidentale : « afin de l’obliger à discuter avec nos partenaires européens, ou au moins frontaliers ».




