Le rapport de force entre partisans et opposants à la prochaine Directive tabac passe aussi par les ingrédients (voir Lemondedutabac du 3 septembre). Le projet actuel (et certains de ses amendements) menant directement ou indirectement, par le jeu de l’interdiction stricte d’ingrédients et d’additifs, à une uniformisation des saveurs et donc à l’impossibilité de différencier les produits.
C’est comme cela que l’on arrive à la prohibition des cigarettes menthol et au développement assuré de la contrebande (voir Lemondedutabac du 27 août).
Mesure d’autant plus incompréhensible, concernant le menthol. Apparues dans les années 1920 et représentant uniquement 6 % de la consommation mondiale, les cigarettes mentholées sont surtout consommées par des fumeurs avertis de plus de 45 ans. Il n’ y a aucun élément scientifique majeur démontrant une dangerosité supérieure de la cigarette menthol.
Quant à l’interdiction de l’utilisation d’additifs, elle pourrait avoir une grave conséquence. Il faut rappeler que 90% de la fabrication des cigarettes, en Europe, supposent la combinaison de trois types de tabac dont le Burley. Or, celui-ci nécessite obligatoirement l’ajout d’additifs pour entrer dans un process de fabrication.




