Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
19 Fév 2024 | Trafic
 

Originaires dAlgérie, quatre prévenus étaient jugés ce 16 février devant le tribunal correctionnel de Foix pour importation et détention de cartouches de cigarettes, de tabac à rouler et de blanchiment. Après s’être faits arrêtés le 11 février dernier, à Perles-et-Castelet (Ariège).

Lorsque les services des Douanes contrôlent leur véhicule dans le sens Andorre-France, les quatre passagers affirment ne rien détenir dans le véhicule. Mais très rapidement, un recoupement auprès d’un fichier permet de repérer le conducteur, déjà défavorablement connu pour des infractions similaires peu de temps avant. Avec au total 9 déplacements dont 4 au début du mois de février, à la frontière andorrane, selon La Dépêche du Midi.

Dans le véhicule, les Douanes découvrent, in fine, 63 cartouches de cigarettes et 6,3 kilos de tabac à rouler. 

•• Devant le tribunal, aidés dune interprète, ces derniers, qui affirment se connaître « du bled » tentent de se justifier.

« J’étais dans une situation difficile, jai pris 22 cartouches pour les revendre », explique l’un d’eux, arrivé en France en 2021 mais dont la carte d’identité italienne, récupérée par les Douanes au moment du contrôle, s’est révélée être fausse. Ces cartouches, il a pu les acheter grâce à des travaux effectués sur des chantiers. Mais lui affirme ne pas savoir qu’il travaillait en situation irrégulière. Dans le téléphone de son complice, des conversations laissent penser, cependant, que le trafic de cigarettes est aussi une activité habituelle.

Chacun leur tour, les mis en cause expliquent brièvement travailler sur des chantiers, dans des marchés ou être « chanceux » au Lotofoot mais ne pas gagner suffisamment pour vivre sur le long terme. « Avec les cartouches, je peux gagner 10 euros. Sur les marchés, il faut faire beaucoup dheures pour un salaire de misère », soutient un des prévenus.

•• Pour le substitut du procureur de la République, cela ne fait aucun doute, les quatre individus sont des trafiquants chevronnés.

Le tribunal décide de s’aligner sur ses propos et prononce des peines fermes allant de quatre à six mois avec maintien en détention ferme. Les prévenus doivent également payer une amende solidaire de 11 193 euros pour l’action fiscale. Suite à la procédure et en raison de leur présence irrégulière sur le territoire, chaque prévenu s’est vu recevoir une « Obligation de quitter le Territoire » par la préfecture de l’Ariège. (Voir aussi 23 et 6 décembre, 17 août 2023).