Pari tenu sur le tabagisme passif
L’objectif affiché de l’interdiction de fumer dans les lieux publics était de protéger les non-fumeurs du tabagisme passif, cette exposition à la fumée des autres.
Pari tenu pour les observateurs, avec des effets particulièrement mesurables dans les lieux dits de convivialité » (bars, restaurants, …) les plus enfumés. Bernard Dautzenberg, président de l’office français du tabagisme évoque une chute de 80% de la pollution des locaux. « C’est une mesure qui a été formidablement bien accueillie par les gens » précise le député UMP Yves Bur, qui veut remettre le tabagisme actif au cœur de la santé publique.
Les fumeurs se sont adaptés
Les Français sont en encore très nombreux à fumer en comparaison avec leurs voisins européens. 30% des Français de 18 à 75 ans fumaient quotidiennement en 2010, selon les chiffres de l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (Inpes) et de l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies, 2% de plus qu’en 2005. Le nombre moyen de cigarettes (ou équivalent) fumées quotidiennement par les fumeurs réguliers est néanmoins en baisse (13,8 contre 15,6 cigarettes chez les adultes).
Les anti-tabac s’alarment quand même
L’association Droit des non fumeurs (DNF) reconnaît « une avancée notable dans la protection contre le tabagisme passif » mais dénonce « le manque de contrôles et les nombreuses dérives ». D’après un sondage réalisé début décembre par l’association, le taux d’exposition à la fumée de tabac sur le lieu de travail est en progression (9% en 2008, 21% en 2009, 36% en 2011). Et 64% des Français indiquent « avoir été en contact avec la fumée de cigarette » dans les lieux collectifs protégés par la législation.




