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21 Jan 2014 | Vapotage
 

E-Cig boutiqueEt l’on reparle de la déferlante de la cigarette électronique … Ou plus exactement de l’explosion du nombre de points de vente spécialisés qui a marqué l’année 2013. Est-ce donc un bon filon et pour combien de temps ?

• Premier éclairage : la saison 9 de BFM Académie (le concours du créateur d’entreprise créé et animé par BFM) à laquelle s’est inscrite Karine Warin, co-fondatrice de Clopinette. Vendredi 17 janvier, la chef d’entreprise trentenaire défendait son dossier sur le plateau de « La Mouche du Coach » face à deux membres du jury faisant et défaisant la pérennité du commerce …
Karine Warin a soutenu que « le marché resterait toujours modeste (200 à 300 millions d’euros) face au mastodonte du tabac (17 milliards d’euros), mais qu’il allait continuer à grossir … et que tout le monde voulait avoir sa part du gâteau » (comme les buralistes et l’industrie du tabac …). La concurrence ne lui fait pas peur et la pression normative, non plus : « le ministère de la Santé, qui nous consulte, n’entend pas sucrer le produit ».
Selon elle, la e-cig continue d’évoluer très rapidement et le client aussi : « il connaît de mieux en mieux le produit et sa nouvelle demande porte désormais sur l’impact à long terme. Nous y travaillons avec des tabacologues. En tant que premier de la classe, nous sommes sollicités pour faire tous ces tests ». Le bilan de Clopinette en 2013 s’établirait à 200 000 clients et 18 millions d’euros de CA validés.

• Deuxième éclairage : BFM 7 jours avec un reportage, samedi 18 janvier, sur « le carton de la cigarette électronique ». En vedette, une mère de famille de trois enfants, en congé parental depuis sept ans, qui vient d’ouvrir sa boutique d’e-cigarette, alors qu’elle n’y connaissait rien : achat du local sur Leboncoin.fr et formation sur le tas (ou via les forums). Jacques Osman, directeur de l’Office français de Prévention du Tabagisme, confirme la vague : « après les petites offices de téléphonie mobile, suivent celle de l’e-cigarette … On voit même des restaurateurs qui en vendent … Les marges sont tellement importantes. C’est un moyen de gagner très vite de l’argent ». Tellement vite que le gérant d’une boutique à Lyon prédit une saturation très rapide du marché, avec beaucoup de pertes.

• Troisième éclairage, plus alarmiste, dans Lesechosdelafranchise.com, où Valérie Meyer, avocate spécialiste des droits de la franchise, conseille la plus grande vigilance : « les enseignes existantes sont susceptibles d’être contraintes de cesser leur activité sauf si les pouvoirs publics prennent position rapidement ». Et à ceux qui souhaiteraient s’engager « tout candidat doit être informé des circonstances. A mon sens, il convient d’éviter de se lancer dans ce commerce avant que la législation ne  clarifie la situation … Si un franchiseur du secteur poursuit son développement à partir de la date du jugement du tribunal de Toulouse, il pourrait devoir répondre de la fermeture éventuelle des fonds franchisés.