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7 Jan 2016 | Vapotage
 

sigaretta elettronicaSuite à l’agrément par les autorités de régulation britanniques de l’inhalateur à nicotine Voke de BAT (voir Lmdt du 6 janvier), le site Pourquoi Docteur a demandé à ses internautes s’il fallait rembourser en France l’e-cigarette, dans le cadre d’un sevrage tabagique. Si 80 % ont répondu oui (336 réponses, essentiellement des vapoteurs), le statut de médicament fait débat.

• Parmi les « pour » : « la cigarette électronique est un moyen comme un autre d’arrêter de fumer. Pourquoi la traiter différemment des autres substituts contenant de la nicotine ? » ; « une prise en charge, même limitée par les mutuelles, pourrait être le « coup de pouce » qui pourrait décider pas mal de fumeurs à tenter l’arrêt du tabac » ; « l’Assurance maladie doit inciter et aider par tous moyens les fumeurs à devenir vapoteurs. Cela serait bénéfique pour tout le monde sauf bien sur pour BigTobacco et BigPharma ».

• Parmi les « contre » : « j’ai répondu non car il n’est pas question que ma vape soit médicalisée. On nous a tué notre vape avec des mesures drastiques qui feront disparaitre 99 % du matos actuel alors les pharmaciens, abstenez vous ! Allez faire du blé ailleurs ! ».

On retiendra deux autres avis :

• Bertrand Dautzenberg, ce mercredi 6 janvier, parle de victoire en demi-teinte en termes de santé publique : « Malheureusement, c’est un vieux produit du cigarettier British American Tobacco  (…) Ces dispositifs de première génération sont moins efficaces que les produits actuels, car leur batterie n’est pas puissante, et ils ne délivrent pas assez de nicotine » (ndlr : en oubliant de préciser que la Voke est un inhalateur et pas une cigarette électronique, en tant que telle).

• Philippe Presles, (tabacologue et Directeur Recherche & Développement Santé pour AXA France / voir Lmdt des 29 octobre 2015 et 12 juin 2014 ), a confié que son groupe, à l’heure actuelle, ne délivre toujours pas de contrats santé avec une prise en charge financière de la vapoteuse. Il concède toutefois que cette piste est à l’étude « car la e-cigarette ressemble beaucoup à un substitut nicotinique comme un autre, et notre objectif est que nos assurés arrêtent de fumer ».