L’ultra-polémique n’obtient pas toujours les effets escomptés … Ainsi, de « Cash Investigation », émission diffusée en « prime time », sur France 2, le 7 octobre (voir Lmdt du 8 octobre 1, 2 et 3). Boudée par les téléspectateurs, malgré le matraquage promotionnel des jours précédents (voir Lmdt du 6 octobre). Relativisée sur les réseaux sociaux.
•• En terme d’audience, France 2 est placée en bas du podium : « les révélations de Cash Investigation » ont intéressé 2,5 millions de personnes, soit 10% du public potentiel. Loin derrière « Mentalist » sur TF1 (9,4 millions de téléspectateurs) et devancées par le téléfilm « Famille et turbulences » de France 3 (2,9 millions) ainsi que par la soirée « Gaspillage alimentaire » de M6 ( 2,6 millions).En juin 2013 , « Cash Investigation » avait obtenu 3,6 millions de téléspectateurs .
•• Nombreux commentaires sur les réseaux sociaux (14 000 tweets sur les dernières 24 heures, par exemple) … pas toujours convaincus.
• Pierre Januel (assistant parlementaire écologiste et co-auteur du blog de l’Express « Les cuisines de l’Assemblée ») : « Donc on nous montre Eckert qui met 15 jours à accorder une interview mais on parle pas du fond de la politique anti-tabac » … « Pour l’instant, les quelques révélations gâchées par une éditorialisation assez pesante et même manichéenne » … « Parce que le scoop pour l’instant, c’est que les lobbyistes font de la veille sur les élus ? »
• Un journaliste de France Info (Matthieu Maestracci) : « plaisant, militant, édifiant et sans censure ni pression. Un peu d’espoir pour notre métier ».
• Michèle Delaunay, ancienne ministre déléguée aux Personnes Agées : « la « liberté de fumer » est en fait une soumission aux industriels du tabac et à leurs méthodes ».
• Plusieurs journalistes ont estimé que l’enquête en révélait un peu plus sur les hommes et femmes politiques : « le mieux … les tweets de responsables politiques qui disent entre les lignes « ça se fait », « on savait »… » (Amandine Rebourg) ; « le plus édifiant de ce Cash Investigation n’est pas tant les agissements de l’industrie du tabac que ceux des politiques » (Nassira El Moaddem).




