Il y a exactement une semaine – lors de leur journée nationale d’actions (voir Lmdt des 8 et 9 septembre) – les médias ont largement couvert le rôle des buralistes en zones rurales et péri-urbaines. Lors de la mobilisation contre le paquet neutre, nombreuses ont été les interventions des politiques de tous bords, cet été, sur la nécessité de renforcer les missions de service public pour les buralistes ruraux.
Hier lundi 14 septembre, s’est tenu à Vesoul, en présence de François Hollande, un comité interministériel (douze ministres …) « au chevet de la ruralité » sic … c’est l’intitulé du chevalet placé devant le président de la République lors de son discours). Avec un dossier synthétique de travail de 50 pages.
Pas un mot, pas une ligne sur les buralistes. Pratiquement rien sur le commerce en général.
Seule exception, 12 millions d’euros de débloqués pour maintenir des stations-service indépendantes. Ceci, parmi 21 nouvelles mesures pour « accompagner les habitants au quotidien ».
Et, évidemment, confirmation de l’objectif de 1000 « maisons de service au public » (voir Lmdt des 24 juin et 27 février). 364 sont en fonctionnement. 287 nouveaux projets sont identifiés par les préfets, dont 109 correspondent à des bureaux de poste. Apparemment, pas un seul buraliste n’est identifié. Les préfets n’ont pas de consignes. Encore moins d’initiatives.
Ils ont pourtant reçu la visite de buralistes, la semaine dernière …
Certains commentateurs ont souligné que toute cette opération de Vesoul ne correspondait qu’à la mise en place de la campagne électorale pour les régionales. Ça commence bien : – 8 % pour Valls et – 2 % pour Hollande dans le sondage Ipsos-Le Point de ce matin.




