Le 10 août 2010, le corps de Ludmilla, 22 ans, était retrouvé, bardé de coups de couteau, dans l’arrière boutique du tabac de ses parents à Montpellier (Hérault) … pour 150 euros volés dans la caisse. Un drame illustrant les risques du métier et dont l’émotion reste encore vive, alors que s’est ouvert, ce lundi, le procès aux Assises de l’Hérault du meurtrier présumé. Le verdict devrait tomber mercredi.
L’enquête va se poursuivre durant le procès puisque le « présumé coupable » s’est rétracté après avoir avoué, dans un premier temps, le meurtre de Ludmilla. Avant d’arriver jusqu’à lui, la police a suivi plusieurs pistes: des étudiants de la cité universitaire, des patients de l’hôpital psychiatrique ? Le débit étant situé dans le quartier Hôpital-Université.
Autre hypothèse : la vengeance, Ludmilla et sa mère ayant identifié et dénoncé à la police, quelques jours avant les faits, un couple de braqueurs.
Finalement, les enquêteurs se sont intéressés à un riverain, client régulier de l’établissement, qui s’est fait remarquer … par une soudaine absence. L’homme a laissé des empreintes sur un ticket de loto et des traces d’ADN sur le scotch qui bâillonnait la bouche de Ludmilla. Plus probant encore : des traces d’ADN et de sang de la victime retrouvées sur des lunettes et une casquette, jetées dans un container à proximité de l’établissement.
Le « présumé meurtrier » continue de nier devant les juges, arguant de « mauvais traitements » policiers.




