Lors de leur assemblée générale annuelle, ce samedi 26 avril à Voglans, les buralistes de Savoie ont dénoncé le marché parallèle en insistant pour que la lutte contre le trafic s’intensifie. Ils s’inquiètent aussi de la hausse des agressions de commerces.
Dans le département – où l’on recense un bureau de tabac pour environ 2 300 habitants et 57 % des bureaux de vente installés dans des communes de moins de 3 500 habitants, avec 185 débits de tabac – la filière n’a enregistré aucune disparition en 2024. Néanmoins …
•• « Néanmoins, si l’on souligne volontiers le rôle sociétal de commerces qualifiés d’utilité locale, la profession se trouve confrontée à plusieurs problématiques au premier rang desquels, la vente exponentielle sur un marché parallèle de cigarettes introduites en fraude, d’achats dans des pays tiers (ou par internet), ou encore celle alimentée par la fabrication clandestine de contrefaçons sur le territoire national. Nous estimons cette fraude à quasiment 35 % des ventes totales de cigarettes » ont déploré Jean Paul-Mengeon, président départemental (et administrateur de la Confédération) et Pierre Roméro (vice-président de la Confédération) présents à la réunion.
« … On peut compléter par un prix de vente dissuasif du tabac, résultat d’une pression fiscale augmentant régulièrement. La France est le pays où les cigarettes sont les plus chères. Enfin, même si la situation selon les territoires est différente les agressions inquiètent toujours autant par leur fréquence et pour leur violence. En 2024 en France, il a été enregistré plus de 40 attaques par voitures bélier » ont-ils poursuivi selon Le Dauphiné Libéré.
« Ce faisant, tout en saluant le travail des Douanes, des forces de Police et de la Gendarmerie nous souhaitons que la lutte contre la fraude, quelque qu’en soit l’origine s’intensifie et que les sanctions votées en 2019, soient appliquées dans toutes leur rigueur, et enfin … de la part de l’État que l’on entre dans une phase de moratoire fiscal.
•• « Maintenant en sachant qu’à ce jour environ 40 % des personnes n’entrent pas dans nos commerces pour acheter du tabac, nous devons continuer à développer des efforts d’évolution, de transformation et de diversification … Qu’il s’agisse de faire de notre réseau, le référent dans la commercialisation des produits à base de nicotine et dits “sensibles”, du vapotage, du snacking, du loisir avec les jeux ou encore du service aux usagers dans tous les domaines. »
Présent, le représentant de la Gendarmerie est, entre autres, revenu sur les dispositifs apportés aux buralistes en matière de protection passive et active, dans le cadre d’une convention nationale signée avec le ministre de l’Intérieur. (Voir aussi 27 mai 2024 et 10 décembre 2023).




