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23 Fév 2026 | Profession
 

PIERRE ROMÉRO chalon

En déplacement sur le Chalonnais (Saône-et-Loire), la Confédération nationale des buralistes s’est posée au bureau de tabac de Champforgeuil ce 19 février. L’occasion de dresser un point d’étape sur cette profession indispensable au vivre-ensemble et regroupant 23 000 professionnels à l’échelle nationale.
Nous reprenons l’information de Info Chalon.

Depuis le changement de gouvernance il y a quelques mois, la Confédération nationale des buralistes a entrepris une vaste consultation de son réseau d’adhérents (voir 16 février).
Pas moins de 23 000 professionnels à interroger, consulter afin de collecter doléances et propositions en vue des prochaines négociations avec les services de l’État.

Pierre Roméro n’a pas mâché ses mots à destination des décideurs politiques dans un contexte toujours plus tendu pour ces professionnels, « le métier de buraliste a profondément évolué et continue de se transformer pour renforcer son rôle de commerçant d’utilité locale » a précisé le secrétaire général de la Confédération, rappelant toute l’importance incarnée par les buralistes alors que de nombreux territoires ruraux sont de plus en plus éloignés de tous les services de proximité.
« On se modernise, se diversifie et assume pleinement notre mission d’aménagement du territoire et de service aux habitants ».
Alors que les ventes de tabac représentent la moitié des revenus d’un buraliste, la question du trafic de tabac en France est plus que jamais d’actualité.
« On fait notre boulot, à un moment c’est à l’État de faire le sien » constate amèrement Pierre Roméro, face au net repli des ventes de tabac chez les buralistes, « à raison de – 9 % d’une année sur l’autre ».

Pour autant, « il ne s’agit pas d’inciter à la consommation de tabac, qu’on soit bien d’accord » tient à préciser la Confédération nationale.
« On demande une équité et une vraie lutte contre le trafic. Il faut bien comprendre qu’en moyenne un barber shop ou une épicerie de nuit génère en moyenne 8 000 euros net par mois » de manière souterraine.
« Un tabac souvent de contrefaçon, produit en Asie ou en Afrique, qui n’a rien à voir du tabac. Il y a une vraie question de santé publique qui s’ajoute à la problématique fiscale même, le manque à gagner est de l’ordre de 6 milliards d’euros ».

La Confédération nationale des buralistes ne manque pas de sujets, et la question du vapotage est au cœur d’un grand nombre de leurs interrogations et interpellations auprès des services de l’État. « On a eu une oreille très attentive d’Amélie de Montchalin sur la question du vapotage et de la commercialisation des produits. Les buralistes réclament à ce que les grandes surfaces ne soient plus autorisées à commercialiser tout ce qui tourne autour du vapotage, « il faut arrêter cette aberration » ».

Autre demande formulée et martelée par les buralistes, celle d’une nécessaire harmonisation tarifaire à l’échelle européenne, au moins vis-à-vis des pays limitrophes, avec des distorsions trop élevées entre certains pays. « Entre acheter votre paquet à 15 euros et l’acheter à 6 euros, on n’a pas de mal à comprendre le consommateur ».