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26 Oct 2014 | Profession
 

A vendrePour bien comprendre où en est le réseau des buralistes alors que s’amoncellent les menaces de toutes natures (prix, paquet neutre, disparition potentielle du marché du cigarillos), il suffit de jeter un œil sur l’une des éditions de La Dépêche du Midi, de ce dimanche 26 octobre, qui dresse un constat alarmant à travers un exemple local. Sur les 23 bureaux de tabac que compte la seule ville de Tarbes, 12 sont à vendre. Dans un département qui en compte 98, la fragilisation est patente (voir Lmdt du 14 octobre).

Un buraliste, installé depuis le début des années «80», se désespère : « j’ai dépassé l’âge de la retraite. Après avoir mis mon magasin en vente depuis deux ans, sur quatre agences, je n’ai même pas eu de toucheQui veut travailler 15 heures par jour et 365 jours par an ? », interroge-t-il. De plus, il trouve – déjà – les banquiers trop frileux.

Jean-Luc Guillen (président de la chambre syndicale des buralistes) note que la baisse des ventes  du tabac impacte actuellement moins les Hautes-Pyrénées (- 4 %) alors qu’elle atteint – 7 % à Toulouse et – 15 % dans le Nord. Et de constater que les fumeurs ont tendance à mélanger cigarette conventionnelle, cigarette électronique et tabac à rouler. Enfin, Jean-Luc Guillen montre du doigt les autocaristes (principalement toulousains) qui amènent les seniors du coin faire provision de tabac pour toute la famille au Pas-de-la-Case, en Andorre.

Évoquant le Compte Nickel, il déclare : « j’espère que plusieurs collègues vont le faire. Ça va nous sortir la tête de l’eau ». Et donner une autre visibilité au métier de buraliste, malgré les menaces.