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14 Oct 2014 | Profession
 

Chute carotteCe sont les responsables de la Confédération qui l’annoncent. Le double effet d’un fort développement du marché parallèle sous la pression de prix élevés (qui vont encore augmenter) avec le gel des investissements et concours bancaires (provoqué par l’inconnue de l’impact des paquets neutres dans le point de vente) va être dévastateur sur le réseau des buralistes.

D’autant que ce mouvement est déjà engagé. En 2013, il y a eu 793 fermetures de débits de tabac (fermetures provisoires et définitives confondues). Dont 40 dans le cadre de la procédure des IFA (Indemnités de Fin d’Activité), prévue dans le Contrat d’Avenir des buralistes.

Or, d’après le service Études et Marchés de la Confédération des buralistes, nous en sommes, cette année, à déjà 817 fermetures (au 30 septembre). Soit 457 fermetures définitives (dont 45 IFA) et 360 provisoires. Il y a bien accélération du mouvement. Ici et maintenant.

Typologie de ces fermetures ? 26 % sont en zones frontalières ; 61 % dans des communes de moins de 3 500 habitants.

Les départements les plus touchés : le Nord (56 fermetures) ; le Pas-de-Calais (27) ; la Moselle (22) ; l’Aisne (17) ; la Dordogne (16); le Bas-Rhin (15); la Sarthe (14).

Et en plus des mesures prises par les pouvoirs publics, rien ne laisse espérer une amélioration de la conjoncture. Le cabinet Altares-D&B estime, dans une  communication  diffusée ce lundi 13 octobre, que les défaillances d’entreprises – de un ou deux salariés – ont bondi de plus 30 % cet été et que cette tendance va continuer dans les mois à venir.

Si rien n’est fait pour enrayer le marché parallèle du tabac et stopper le projet de paquet neutre (générique), le réseau des buralistes va continuer à fondre comme neige au soleil. Là aussi, c’est une question de climat.