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8 Déc 2012 | Pression normative
 

Une semaine après la mise en place des paquets génériques, quels sont les premiers retours ? Ils sont dans la même veine que les témoignages recueillis tout de suite avant l’application de la mesure (voir Lemondedutabac des 27 novembre et 1er décembre). Extraits de la presse australienne.

• Côté détaillants.
– « A logistical nightmare » (un cauchemar logistique), telle est l’expression qui revient le plus souvent, avec un temps fou consacré à la mise en place des produits et un certain nombre de clients se plaignant qu’on ne leur ait pas vendu les bons paquets.
– Sachant qu’aucune reprise des stocks d’anciens paquets n’était assurée, des détaillants se seraient retrouvés avec plusieurs milliers de dollars australiens de stocks sur les bras.
Rappelons qu’en cas d’infraction, les peines encourues vont de 2 320 (1 879 euros) à 220 000 dollars australiens (178 200 euros), en fonction du nombre de récidives.
– Précisons néanmoins qu’en Australie, le tabac est vendu, d’une part, dans des grandes et moyennes surfaces (où il va représenter de 1 à 7% du chiffre d’affaires). D’autre part, les petits « convenient stores » ne réalisent pas plus de 15 à 17% de leur chiffre d’affaires avec le tabac. Le reste étant consacré à l’alcool, l’alimentaire et les produits de première nécessité. Ce qui limite relativement l’impact de la mesure.

• Côté clients fumeurs.
Les jeunes se montrent indifférents. Quant aux fumeurs plus âgés, ils sont nombreux à réagir en déclarant se sentir « humiliés ». Plusieurs demandant à se procurer des caches-paquets. A noter, aussi, qu’un certain nombre de fumeurs estiment que leur cigarette favorite a changé de goût avec l’arrivée de ces paquets génériques.