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30 Jan 2017 | Trafic
 

Nouvelles réactions dans les médias dans la perspective d’une augmentation imminente des prix des cigarettes et du tabac à rouler (voir Lmdt des 29 et 16 janvier) : et l’évocation d’une inévitable explosion de la contrebande.

• Le 20 heures de TF1, ce samedi 28 janvier, y a consacré un reportage de 3 minutes.

Première partie : un acheteur « masqué » qui depuis dix ans se fournit au marché noir. En l’occurrence auprès d’un fournisseur contacté par téléphone. L’échange « flouté » a lieu dans une banlieue. Trois cartouches de cigarettes au prix de 43 euros au lieu de 75. C’est à la demande, « autant qu’on veut, on peut tout négocier ». On peut même acheter à l’unité : trois cigarettes pour un euro.

Ce ne sont pas des cigarettes de contrefaçon, mais de contrebande avec le timbre fiscal du pays d’origine (des pays de l’Est peut-on distinguer sur les images). L’acheteur a, bien sûr, consulté les sites Internet, mais trop risqué : « il y a des prix intéressants, mais je ne mettrai pas ma carte bancaire sur ce genre de site. Je connais des gens qui, via des forums, n’ont jamais reçu leur commande, alors qu’ils ont été débités ».

Seconde partie : Roissy. Avec l’explosion de la contrebande de tabac depuis quatre ans (soit 21 tonnes saisies par an), les douaniers ont observé une évolution du trafic : les contrebandiers n’utilisent plus le fret, mais des passeurs, de simples voyageurs aux valises remplies de cigarettes (voir  Lmdt du 10 janvier).

Pour un trafiquant intercepté, dix passeraient entre les mailles du filet. « Avant, on était sur du multimarques en fonction de la demande. Maintenant, on est plutôt sur du mono-marque. La volonté de revendre est manifeste » fait observer Isabelle Boustani-Dignocourt, secrétaire général interrégional de la Douane de Roissy-Le Bourget.

• Ce matin, un buraliste interrogé sur les conséquences de la hausse des prix par France Bleu Pays d’Auvergne confirme : « ils veulent un maximum d’argent, c’est tout ! Quand un paquet augmente, notre marge augmente un peu aussi, ce qui compense une baisse effective de volume. En effet, il y a toujours une baisse de volume, parce qu’il y encore plus de marché noir. Et donc, en définitive, moins de taxes pour l’État ».