Fort de la grande médiatisation de son amendement, le député socialiste Jean-Marie Le Guen a accusé, ce mercredi 18 juillet sur Radio France Internationale (RFI), les fabricants de tabac de «mentir» quand ils déclarent qu’une taxation des «superprofits» de leur industrie serait répercutée sur le prix du paquet de cigarettes.
« Les prix ne sont pas libres » et « quand ils sont discutés », ils le sont « avec les pouvoirs publics », a fait valoir le député. Avant de préciser que l’amendement qu’il propose a pour objectif que la prochaine augmentation des prix de 6%, prévue à l’automne, « n’aille pas dans leur poche, mais dans les poches de la Sécurité sociale. »
« On a une industrie qui est une industrie rapace, qui porte atteinte à la santé publique, qui s’est fait du mensonge une spécialité particulière », a poursuivi Jean-Marie Le Guen. « Elle a nié pendant 20 ans les conséquences du tabac sur la santé, notamment sur le cancer. Depuis 20 ans, elle nie les responsabilités du tabagisme passif. Elle intervient financièrement pour influencer des sociétés savantes. C’est donc une industrie dont la parole n’est pas crédible » a t-il conclu.




