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6 Jan 2016 | Profession
 

Alain JuppéEn réponse à la question d’un auditeur – ce mardi 5 janvier, lors de l’émission de Thomas Sotto sur Europe 1 – Alain Juppé est revenu sur les problèmes de la ruralité et l’indispensable rééquilibrage entre grandes métropoles et territoires ruraux qu’il est urgent de mettre en œuvre. Ce qui l’a amené à plaider pour une réorganisation des services publics à la campagne, « c’est ce qu’on fait autour de la Poste, ça peut se faire autour du buraliste ».

Alain Juppé s’est longuement informé sur ces sujets, lors d’un déjeuner avec Pascal Montredon et Jean-Luc Renaud (secrétaire général de la Confédération), qui s’est tenu le 9 décembre. Depuis, l’ancien premier ministre a écrit au président de la Confédération afin de développer ses vues.

En voici quelques extraits :

• « Vous m’avez fait part de votre immense déception face au manque d’intérêt que semble vous témoigner le Gouvernement. Vous m’avez confié qu’un sentiment de trahison nourrissait l’amertume d’une profession qui attend soutien et support de la part des pouvoirs publics ; au lieu de cela, les buralistes sont stigmatisés.
« Je pense notamment aux plans anti-tabac que les pouvoirs publics conduisent depuis de nombreuses années et que vous soutenez, à une condition : être associés au processus de décision et aux politiques de santé publique. Il est possible – et même souhaitable – de combattre le tabagisme tout en soutenant les buralistes. Et c’est exactement ce qui manque aujourd’hui : la confiance et le dialogue. Le lien – si essentiel – entre les buralistes et le Gouvernement est aujourd’hui rompu. Je le regrette et m’en inquiète (…)

• « Pour votre profession, le dialogue se matérialise notamment- mais pas seulement – autour des discussions sur le prochain Contrat d’avenir qui doit être pris au sérieux, et ne pas faire l’objet d’une rédaction rapide et bâclée sur un coin de table. Je m’inquiète que rien n’ait été entrepris à quelques mois de l’échéance de l’actuel Contrat d’avenir. Le Contrat d’avenir est aussi – et peut-être même surtout – un contrat de confiance entre l’État et les buralistes (…)

• « Un enjeu est le soutien sans faille que l’État doit exprimer à l’égard des buralistes et l’accompagnement vers la diversification qu’il doit engager résolument. Les buralistes sont les partenaires de l’État dans un certain nombre de missions de service public. Je m’engage à renforcer ce rôle et ce partenariat si précieux entre l’État et les buralistes, au nom de l’intérêt général. Il est impensable que vous vous soyez retrouvés écartés du projet 1 000 Maisons de Service Public (…) ».