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27 Mai 2020 | Profession
 

Épisode numéro 15 de notre revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 26 et 24 mai).

•• À Albi, comme dans beaucoup d’autres villes du département, les journaux nationaux ont été introuvables pendant quasiment trois semaines. En cause, la grève chez le distributeur Presstalis placé en redressement judiciaire (voir 16 et 25 mai).

Une situation qui agace très fort Michel Quintin, président des buralistes du Tarn et administrateur de la Confédération.

« D’habitude, je vends pour 1 000 euros de presse par jour. En ce moment, c’est entre 50 et 100 euros en vendant des vieilles publications. Les clients sont ulcérés de ne pas avoir leur presse quotidienne ».

Et il déclare inacceptable de ne pouvoir être informé en pleine pandémie. « Je suis scandalisé qu’en 2020, des sociétés de presse bloquent un système qu’on a du mal à comprendre. Un système qui est un puits sans fond depuis des années. Aucun gouvernement n’a voulu s’y attacher. La démocratie est en jeu. On ne reçoit plus de quotidiens. Le fondement de notre démocratie française c’est la presse, la diversité de lecture, la réflexion personnelle de chacun. Je suis effaré du manque de lucidité de notre société par rapport à cela » (France Bleu Tarn).

•• À Champenoux (1 300 habitants, près de Nancy), la demande en tabac est toujours aussi forte dans le tabac-presse : les fumeurs ne pouvant toujours pas s’approvisionner au Luxembourg. L’activité postale a plus que doublé, du fait de la fermeture de plusieurs agences de La Poste.

Là aussi, il n’y a pas de presse nationale dans les rayons depuis bientôt deux semaines. (L’Est Républicain).

•• Avec le confinement, certains commerces de proximité ont souffert. C’est le cas au Plessis-Grammoire (2 300 habitants, près d’Angers ) où le bar-tabac, récemment repris, est menacé de fermeture devant les difficultés.

Une habitante de la commune s’est mobilisée pour demander de l’aide à tous les habitants. Elle a décidé de confectionner un flyer, de l’imprimer à ses frais et de le distribuer dans les boîtes aux lettres. De nombreux habitants ont été touchés et se sont associés à l’élan de générosité . À ce jour, 2000 euros ont été récoltés pour aider l’établissement à faire face (Courrier de L’Ouest).