En période de risque d’attentats, il faut éviter les attroupements d’élèves devant les lycées sans pour autant les laisser fumer à l’intérieur, a estimé la ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, à la sortie du conseil des ministres de ce 13 janvier, alors que s’est tenu le premier procès contre les zones « fumeurs » provisoires dans les lycées (voir Lmdt de ce 13 avril).
« Il y a des alertes à la bombe dans de nombreux établissements parisiens comme ailleurs en France, à Lyon par exemple, qui nous ont poussé à la plus grande vigilance pour éviter des attroupements de lycéens aux abords des lycées », a déclaré la ministre, ajoutant que certains chefs d’établissement ont laissé des lycéens fumer dans un coin réservé de la cour.
« Il ne faut pas évidemment que les mesures de sécurité et de protection des élèves remettent en cause la loi Evin. Fumer est interdit au sein des établissements scolaires. Donc, ça n’est pas parce que nous cherchons à éviter les attroupements, notamment aux abords des lycées, qu’il faut permettre aux élèves de fumer à l’intérieur des lycées. Donc l’instruction doit être passée clairement : pendant cette période de mesures de sécurité renforcées, il doit être demandé aux lycéens tout simplement de ne pas fumer », a-t-elle ajouté.
Reste à savoir le réel impact d’une telle déclaration …




