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10 Mai 2022 | Vapotage
 

Au tour du quotidien régional Le Progrès de se pencher sur le phénomène « Puff » avec appel en une de l’édition de ce dimanche 8 mai (voir 8 mai, 27 et 16 avril). Extraits. 

Interdites aux mineurs, une collégienne de 16 ans n’a pourtant aucun mal à s’en procurer au moins deux fois par semaine dans des bureaux de tabac. « On n’a jamais contrôlé mon identité », assure-t-elle.

Joëlle Ferré, présidente de la fédération des buralistes du Rhône, est plus stricte. « Je demande systématiquement l’âge, lorsque j’ai un doute », affirme-t-elle au quotidien régional (…)

•• Le cadre en vigueur interdit toute publicité, sauf affichettes à l’intérieur ou communications interprofessionnelles, au même titre que n’importe quel produit de vapotage. Sous peine de lourdes amendes. En mars, le ministère de la Santé prévenait déjà que « les emballages colorés » et les « arômes fruités » rendent ce produit « particulièrement attrayant » auprès des jeunes (voir 18 mars).

Or, ces produits contiennent jusqu’à 2 % de nicotine et même parfois 2,5 fois plus. « La dose de shoot est beaucoup moins forte que le tabac mais suffisante pour rendre dépendant », alarme l’addictologue Benjamin Rolland.  Un élève, en terminale à Lyon, vapote depuis deux ans déjà. Résultat : « je me suis mis à fumer jusqu’à 15 cigarettes par jour … C’est censé nous sevrer du tabac mais nous sommes très nombreux à avoir fait l’inverse », affirme-t-il.

•• Sur les réseaux, « on en voit partout », décrit une élève en seconde au lycée Saint-Marc de Lyon. « Il y en a même qui vendent », abonde son copain.

L’avantage ? « On achète par lot de dix puis on revend plus cher, principalement à des collégiens », nous explique un revendeur sur Instagram. Comme lui, une dizaine de comptes lyonnais se font concurrence. Un lycéen de 17 ans, s’est lancé avec un associé il y a trois mois. « C’est lui qui importe les produits des États-Unis explique celui qui gagne ainsi quelques centaines d’euros par mois « .

À 10 euros les 1 600 bouffées contre 8,90 euros pour 600 au tabac, l’affaire séduit. La livraison en mains propres est même offerte dès trois achats. Un avantage non négligeable pour les mineurs. « Ils représentent environ 10 % de ma clientèle », chiffre le lycéen.

Face à une concurrence rude, une maman célibataire de 37 ans a du mal à faire son trou sur Snapchat. Elle travaille à mi-temps en boulangerie et voulait arrondir ses fins de mois, raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle vend entre 100 et 150 euros de puffs importées de Chine.

Sa ligne rouge ? « Je ne vends jamais aux mineurs car je n’aimerais pas qu’on en vende à mon fils ». « Certains revendeurs sont beaucoup moins scrupuleux que moi » déplore-t-elle, tout en décriant « le marketing », « les goûts sucrés » ou l’aspect « chicha transportable » qui séduit les jeunes. Bref, tout ce qu’elle propose, elle-même, à la vente …

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