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19 Sep 2022 | Trafic
 

Ils s’étaient organisés sur le modèle des trafiquants de stupéfiants, s’approvisionnaient en cigarettes en Belgique (dans des usines clandestines ?) pour le vendre à la sauvette aux abords de la gare de Garges-Sarcelles (Val-d’Oise / voir 25 juin et 27 mars). 

Ce trafic de cigarettes de contrefaçon générait beaucoup d’argent mais aussi de délinquance, d’après Le Parisien. Mais la justice a aussi enclenché le mode « stups » pour démanteler ce réseau bengalais : c’est la prison qui attendait les principaux acteurs, à l’issue de l’audience correctionnelle, ce vendredi 16 septembre.

•• Le tribunal de Sarcelles a condamné le patron et son fournisseur à 18 mois de prison ferme et un lieutenant à un an ferme, et prononcé leur maintien en détention. Tous trois ont également été condamnés à une interdiction du territoire français pendant cinq ans.

Leur complice, qui se chargeait de transporter les cartons de cigarettes depuis la Belgique – où il a totalisé 68 voyages – a écopé de 12 mois de prison avec sursis probatoire et 5 000 euros d’amende. Les deux logeurs, qui assuraient selon le Procureur  « la base arrière du trafic », des marchands de sommeil qui louaient aussi leurs matelas, ont écopé de 8 mois avec sursis et 5 000 euros d’amende.

•• « Un trafic reste un trafic, c’est-à-dire qu’il dégénère régulièrement en bagarre. On parle, comme pour les stupéfiants, de guerre de territoires. Les locaux vont aussi attaquer les vendeurs de cigarettes pour leur voler la marchandise, les vendeurs répliquent. Ce commerce est très nuisible » a souligné en préambule le président du tribunal.

« L’insécurité générée par ce trafic est prise en compte et pour les trafiquants de cigarettes, c’est la fin de l’impunité » a ajouté le Procureur. Photo : Le Parisien