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9 Août 2021 | Profession
 

Antoine Lainé (CEO de Devlyx, filiale du groupe DL Software / voir 30 avril) nous a adressé une tribune libre traitant des enjeux actuels de la profession de buraliste et de l’importance de sa digitalisation.

Nous reproduisons intégralement sa contribution.

« Le buraliste cross-canal est né !

Depuis plusieurs années, le métier de buraliste se repense en raison d’une taxation toujours plus importante du tabac. La crise sanitaire a accéléré cette mue devenue indispensable pour préserver ce commerce de proximité aux prises à de nouvelles habitudes d’achat et de consommation. Ainsi est né un buraliste cross-canal dont la performance dépend désormais de son niveau de digitalisation. 

Si les acteurs transfrontaliers ont boosté leurs ventes de tabac en raison de la fermeture des frontières, les autres ont capitalisé sur les activités lancées avant et pendant la COVID-19 pour performer leurs résultats. Ainsi, ce ne sont pas moins de 59 % des professionnels récemment interrogés qui ont vu leur chiffre d’affaires et leur fréquentation augmenter (voir 21 mai).

Suivant la tendance de ces dernières années, le local tire son épingle du jeu du contexte sanitaire. En effet, un commerçant sur deux a noué des partenariats avec des producteurs locaux de produits alimentaires durant cette période. En bonne place également figurent les activités de relais-colis (41 % des commerçants interrogés), banque et transfert d’argent (25 %), ventes à emporter et paiement de proximité (20 %).

Pour faciliter la résilience de leur activité, les buralistes n’ont aujourd’hui d’autres choix que de se doter d’une solution capable d’intégrer de nouvelles fonctionnalités au fil de l’eau. Cela suppose une digitalisation raisonnée et de long terme auprès d’un partenaire capable de concevoir, intégrer et héberger leurs outils de gestion.

•• ENJEU #1 : Diversifier son activité – Cap sur la résilience

Voilà plus d’une décennie que les buralistes français subissent les hausses exponentielles et régulières du tabac.  Pour contrer ce phénomène et les chutes de chiffre d’affaires associées, certains d’entre eux ont adopté une stratégie de diversification pour pérenniser leur activité : un choix judicieux que la récente crise sanitaire a récompensé d’une belle croissance. 

De collecteurs d’impôts à commerçants cross-canal

 Depuis les premières réglementations au XVIIème siècle, l’État français a le monopole sur la vente de tabac. De fait, les buralistes ont longtemps été considérés comme des collecteurs d’impôts aux revenus assurés.

Mais, la réglementation renforcée sur la vente aux mineurs et les augmentations successives des prix ont fortement impacté leur activité, favorisant la contrebande et le commerce transfrontalier. Pour compenser leur baisse de fréquentation, un quart des buralistes a donc fait le choix, bien avant la COVID-19, de la diversification de leurs produits et de leur mode de commercialisation.

Le pari réussi de la « drugstorisation » 

 Cartes prépayées, relais-colis, presse, bornes d’achat de billets de train, monnaie électronique, règlement de factures en ligne, codes prépayés, etc., les buralistes engagés dans la « drugstorisation » de leur activité ont noué des partenariats très divers.

Cette polyvalence, bien loin de brouiller leur image auprès de leur clientèle, a ainsi favorisé la résilience de leur commerce, notamment dans les campagnes et les petites villes. Mieux, durant la crise sanitaire, 54 % des commerçants ont observé une augmentation de leur chiffre d’affaires.

Une tendance confirmée en 2021

Prendre conscience de l’importance de la diversification de leurs activités est une nécessité désormais bien intégrée par les professionnels. En effet, 65 % des buralistes interrogés ont déclaré qu’ils lanceraient des nouveaux services en 2021. Cela confirme que la diversification n’est plus la conséquence d’une évolution du marché, mais le cœur d’un business cross-canal qui nécessite d’être appuyé par une solution aux fonctionnalités spécifiques.

•• ENJEU #2 : Miser sur la proximité – Le local, un levier de croissance

10 milliards d’euros, c’est le chiffre d’affaires de l’ensemble du commerce de proximité en 2020. Cette tendance s’inscrit dans le désir des Français de privilégier les commerçants de quartier ou les artisans bio, figures rassurantes dans un monde en crise. Le local, la proximité sont donc des leviers de croissance importants pour les buralistes, devenus des commerçants « couteaux suisses » dans un parcours client phygitalisé.

Les différentes dimensions de la proximité

La crise sanitaire a accentué la recherche de proximité qui englobe différentes dimensions : la proximité d’accès, un indispensable pour la majorité des clients ; la proximité fonctionnelle que l’on peut caractériser par l’optimisation du temps d’attente, par exemple ; la proximité relationnelle qui s’inscrit dans une recherche de contacts plus humanisés ; la proximité identitaire entretenue par le consommateur avec le point de vente ; enfin la proximité du processus qui porte sur l’importance accordée par le client au fonctionnement même du point de vente, notamment le choix des fournisseurs.

La proximité, un surplus de rendement

Il est peu aisé de chiffrer avec exactitude l’excès de performance généré par chacune des dimensions de la proximité.

Mais, les gains sont palpables au regard du taux de fréquentation constaté chez les buralistes qui ont misé sur le local et la mise en place de partenariats avec les producteurs et commerçants locaux de produits alimentaires. Argument choc dans un monde incertain, le local est une fenêtre ouverte sur un imaginaire collectif en quête de repères.

La proximité en version phygitale

Les consommateurs évoluent dans un monde ultra-connecté qui leur offre différents points de contact (téléphone, SMS, internet…) pour effectuer une diversité d’actions : information, achats en ligne, click & collect, recherche du buraliste le plus proche… Les frontières entre commerce physique et digital n’existent plus.

Pour un commerce de proximité, ne pas investir dans une solution informatique cross-canal entraine une perte de valeur.

•• ENJEU #3 : Digitaliser son point de vente – Les clés d’un déploiement malin

Apprivoiser l’environnement phygital ne s’improvise pas.

Pour offrir une expérience client réussie, il est essentiel d’opter pour des solutions capables de répondre à l’ensemble des enjeux de la transformation numérique des buralistes. Simples d’usage et de paramétrage, les outils doivent permettre aux commerçants de se concentrer sur leur cœur de métier en les déchargeant de l’administration et de la gestion des informations.

Opter pour un logiciel ouvert et flexible

Pour répondre aux enjeux liés à la transformation numérique des buralistes, il est essentiel de sélectionner un partenaire et une solution qui facilitent la gestion opérationnelle et personnalisable de son activité. Cela n’est possible qu’en optant pour un logiciel qui permet la connexion de son système avec ceux des différents partenaires.

Faire le choix d’un éditeur, intégrateur et hébergeur

Lorsqu’on est commerçant, il est essentiel de disposer d’un seul interlocuteur. Ce dernier doit à la fois être capable de fournir l’ERP métier, de l’intégrer dans les systèmes existants et de l’héberger pour assurer la sécurité des données clients et fournisseurs. Le professionnel s’évite ainsi les situations de blocage entre prestataires tout en disposant d’une solution tout-en-un, facile à prendre en main.

• Déployer vite, mais déployer bien

Avec un seul interlocuteur, le buraliste s’assure de pouvoir challenger son partenaire dans le déploiement de son outil. Il gagne ainsi du temps dans la mise en place de sa solution. Ainsi, il est possible de se placer dans une démarche d’intégration structurée respectant les objectifs du commerçant (qualité, délai, budget) tout en performant dans les meilleurs délais ses usages quotidiens.

•• EN RÉSUMÉ

1# La réussite d’un buraliste à l’ère du web 2.0 repose sur le trio gagnant :
Diversification, pour un point de vente résilient et ouvert aux univers partenaires
Proximité, pour booster sa croissance de façon pérenne
Digitalisation, pour un back-office facile à prendre en main

2 # Ces enjeux institués doivent être le fil conducteur de la solution logicielle retenue

3 # Le logiciel métier doit aider efficacement au pilotage de l’activité en couvrant tous les besoins du buraliste

4 # Conforme aux obligations de la loi de finances 2018 (LNE ou NF525), le logiciel doit également pouvoir intégrer au fil de l’eau toutes les évolutions réglementaires.