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3 Mai 2021 | Profession
 

Épisode numéro 37 de la revue de presse des témoignages sur la Transformation et le développement commercial des buralistes (voir 28 et 22 avril).

20 % des buralistes du secteur Béarn et Soule, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont fait appel au Fonds de Transformation. « L’objectif c’est que 30 % d’entre eux la réclament d’ici 2022 » assure Jérôme Recapet, président de la Fédération départementale dans La République des Pyrénées.

Exemples.

•• À Asson (2 060 habitants, 25 kilomètres au sud de Pau), un couple a bénéficié de 33 000 euros d’aides. « On a racheté en février 2020. Il y avait un bar-tabac-presse ainsi qu’une salle de squash et de réunion. On a supprimé le second espace pour en faire une supérette ».

Pour eux,  le côté supérette était indispensable, d’autant qu’il n’y avait pas d’épicerie ni dans le village, ni dans les villages alentours. La question qui se pose à présent, concerne l’avenir : « Est-ce que les gens vont continuer à venir une fois que la situation sera redevenue normale ? Je pense que oui, ils reviennent nous voir et nous avons d’excellents retours. Quoi qu’il arrive, on va continuer à investir, en fonction des besoins des clients. On ne se met pas de barrière. »

•• À Garlin (1 371 habitants, au nord du département), la Maison de la presse ne s’est pas contentée de se refaire une beauté. Le buraliste, qui a repris le commerce en 2001, avait déjà entamé la diversification en ajoutant la papeterie. Mais en 2020, c’est le grand changement : « j’ai déménagé le magasin pour pouvoir développer l’offre et mieux mettre en valeur ce que l’on propose. »

Le tabac-presse est donc également une papeterie, une librairie et dispose d’une offre de jouets, de loisirs créatifs, de bijoux … « On fait aussi un peu de téléphonie, et des réparations de montres. Il faut répondre aux besoins des clients ».

« En milieu rural, il faut faire d’autres activités. Mon idée c’est de devenir le point multiculturel du village. J’ai peut-être moins de stock, mais je peux dire que j’ai la même offre que celle qu’on trouve en ville ! » ajoute-t-il.

En faisant appel au Fonds de Transformation, « j’ai d’abord eu un audit à faire, ce qui nous oblige à avoir un œil extérieur. J’avais une idée de ce que je voulais, mais c’est toujours bien d’être conforté par un regard extérieur. J’ai choisi la CCI car ils ont un ancrage territorial important, ils connaissent le terrain. » Il a pu toucher 25 000 euros d’aides : « c’est aussi un signal important pour les banques quand on veut emprunter : c’est quasiment un apport ! »