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16 Mai 2021 | Profession
 

Épisode numéro 39 de la revue de presse des témoignages sur la Transformation et le développement commercial des buralistes (voir 11 et 3 mai).

•• Comment garder une activité et entretenir les liens avec ses habitués quand la partie bar-restaurant est fermée depuis fin octobre ? Faire des plats à emporter ? D’accord.  Et de la bière ? Encore mieux … Et pourquoi pas de la bière pression à emporter ? C’est ce qu’a imaginé un buraliste de Plédéliac (1 400 habitants, à 12 kilomètres de Lamballe, Côtes-d’Armor).

Un système monté par une société lamballaise – et déjà mis en place chez des brasseurs bretons qui ont trouvé là le moyen d’écouler leur stock pendant le confinement – lui a servi de modèle. Un spécialiste des machines dans les débits de boissons, lui a installé un bec spécial, relié à des fûts dédiés remplis d’une « bonne bière pression de qualité ».

« C’est de l’embouteillage en contre-pression » explique à Ouest France le buraliste, « la bouteille remplie et fermée se conserve environ trois semaines au frais ». Et se garde 24 à 48 heures au réfrigérateur, une fois entamée. Cette « alternative à la cannette et à la bière en bouteille de supermarché » ouvre des perspectives : faire découvrir les productions de qualité des brasseries bretonnes, « les textures, les mariages de houblon, leurs arômes … »

Quand ses clients s’installeront enfin au bar, ils goûteront une de ces cervoises locales. Et pourront continuer à déguster à la maison, en emportant une bouteille en verre consignée Mise en service le 19 avril, la machine a rempli « 200 bouteilles » en deux semaines. Pour un match télévisé, « un fût y est passé en vente à emporter ».

•• Seul débit de tabac au Cheylard (à l’est de l’Ardèche, 2 600 habitants), ce buraliste, depuis avril 2020, a fait le choix de promouvoir acteurs et services locaux, outre les différentes casquettes que sa profession assume déjà. Il sert gracieusement de vitrine à des artisans et artistes locaux.

Son commerce propose ainsi, dans une partie de la boutique, des bijoux, des objets en bois, des paniers en osier, des photographies, des objets décoratifs ou encore du miel. La liste étant loin d’être exhaustive, d’autant plus qu’en fonction des saisons, les artisans exposés tournent. Autre intérêt, les clients ont le loisir d’acheter sur place bien sûr, mais ils peuvent également faire des commandes sur mesure.

Enfin, depuis une quinzaine de jours, le commerce fait dépôt de machines à coudre puisqu’il n’y avait plus rien en la matière au Cheylard. Machines et accessoires peuvent désormais être commandés et un service de réparation et de pièces détachées est également proposé.

En outre, ce commerce de proximité offre bien sûr des services comme les timbres amendes, le Point Paiement de Proximité, le Compte Nickel … (L’Hebdo de l’Ardèche).