Après presque dix ans passés place des Martyrs-de-la-Résistance dans le centre de Bordeaux, Alfonso Camarero vient de déménager son établissement dans le nouveau quartier Amédée-Saint-Germain, près de la gare. Le buraliste mise sur la transformation de son établissement et la diversification de son offre. Philippe Coy est venu assister à l’inauguration du lieu ce 21 juin.
En plus des traditionnels rayons journaux, magazines, mots fléchés et des paquets de cigarettes, il propose un espace où se côtoient articles de maroquinerie, vin, cigares, paniers en osier pour la plage, mais aussi un stand de la Poste, le compte Nickel et bientôt une machine à reproduire les clefs …
« La base, c’est d’avoir de la place » observe-t-il pour Sud-Ouest, « sinon, on ne peut pas évoluer. »
•• Ils sont 514 établissements en Gironde à devoir faire face aux évolutions du métier. « Les bureaux de tabac s’appuient sur trois piliers : les jeux, la presse et la vente de cigarettes. Mais les deux derniers sont remis en question ces dernières années. Alors soit on se recroqueville sur nous-mêmes et on souffre, soit on se tourne vers l’avenir », explique Philippe Coy.
« L’objectif, c’est de travailler sur notre image, d’évoluer, mais sans se renier. L’ADN du buraliste, c’est certes la distribution de tabac, mais il ne faut pas perdre de vue que les buralistes sont des commerçants. »
•• Pour l’adjointe en charge des commerces de Bordeaux, Sandrine Jacotot, l’installation de ce bureau de tabac à Amédée-Saint-Germain permet aussi de « désengorger l’hypercentre pour apporter de la vie dans une nouvelle zone ».
« C’est vrai que dans un quartier ou une commune, il y a forcément un buraliste et un pharmacie » reprend Philippe Coy, « je pense que le bureau de tabac, c’est un peu un essentiel de la vie en communauté ». (Voir aussi 14 et 4 juin, 24 mai)




