Trois jours aprés la signature de la convention de partenariat entre Chambre de Commerce et d’Industrie Côte d’Or / Saône-et-Loire avec les fédérations des buralistes des deux départements (voir 16 mai), Le Journal de Saône-et-Loire (édition Bresse du 17 mai) a consacré sa « Une » et deux pages à la Transformation des buralistes.
Exemple chez Karine Morandière, buraliste à Chalon-sur-Saône, qui en a bénéficié.
« Je n’aurais sans doute jamais fait appel à l’aide de la Chambre de Commerce et d Industrie (CCI) si je n’avais pas dû faire changer ma carotte », avoue-t-elle « car nous avons refait tout le magasin en 2021 ».
•• Buraliste depuis 24 ans dans un centre commercial, elle ne pouvait plus allumer son enseigne rouge … C’est ainsi qu’elle « a sauté sur l’occasion » pour demander l’aide à la Transformation de la profession (voir 20 janvier 2023). « L’audit réalisé par la CCI n’a fait que confirmer mes idées pour développer le magasin », poursuit-elle. La buraliste remplissait les conditions de l’aide.
« J’avais deux aménagements extérieurs et intérieurs à réaliser », explique-t-elle. « Changer ma carotte et ouvrir davantage ma vitrine sur l’extérieur. Changer l’éclairage de mes vitrines avec de la led et installer un tableau lumineux visible de l’extérieur pour indiquer mes horaires d’ouverture. »
Et cerise sur le gâteau, ces aménagements lui ont ouvert la possibilité d’obtenir une subvention pour changer son mode de chauffage. « J’ai installé une climatisation réversible à la place de mes radiateurs au gaz », sourit la commerçante.,Le coût des travaux et aménagements était de 9 239 euros TTC et l’aide s’est élevé à 30 % du montant hors taxes. « Entre le remboursement de l’audit et l’aide, on nous a versé 4 070 euros, soit 2 570 euros pour les travaux et 1 500 euros d’audit. »
•• Cette aide est la bienvenue d’autant que depuis le début de l’année, Karine et Jean-Michel Morandière ont vu leur chiffre d’affaires baisser de 5 %. « La hausse du prix des cigarettes ne compense plus la baisse des volumes de vente de tabac depuis cinq mois », déplore le couple, « le tabac expansé pour les tubes, le tabac à chauffer ou les cigarettes électroniques ne comblent pas le manque à gagner. »
Mais heureusement, les jeux de la Française des Jeux ont toujours le vent en poupe, pour elle. « Les friandises et les boissons fonctionnent aussi avec la proximité du collège », constate la commerçante qui a aussi ouvert un rayon épicerie sèche depuis la fermeture d’une supérette
« J’ai aussi un rayon vêtements en dépôt-vente. » À savoir qu’elle ne paie que les vêtements qu’elle vend. Chemisiers, jupes, tee-shirts, bobs et sacs pour l’été ont ainsi pris place. Elle fait les colis et propose les comptes Nickel, le Point Paiement de Proximité pour payer la cantine, l’hôpital ou encore Nirio pour le péage des autoroutes à portiques comme l’A79. « Il ne nous manque que le PMU », regrette-t-elle.




